Gilles Pécout
Président de la BnF
Pop-cartographie. Cartes et culture populaire (XIXe-XXIe siècle) – Première partie
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En savoir plus sur l’exposition Cartes imaginaires. Inventer des monde
Président de la BnF
Directeur de recherche au CNRS, dirige l’équipe EHGO/UMR, Géographie-cités (CNRS/Paris I/Paris VII), Co-directeur de la rédaction de la revue Les Carnets du paysage
Conservatrice en chef au département des Cartes et plans, BnF
Département des Cartes et plans, BnF
Conservatrice, cheffe du service conservation et communication, département des Cartes et plans, BnF
EHESS, centre Norbert Elias (Marseille)
Sorbonne université
Service Historique de la Défense
Artiste, enseignant (INA et ISART digital) et cartographe
À l’occasion de l’exposition Cartes imaginaires. Inventer des mondes, un colloque sur deux jours se penche sur la place des cartes dans les productions de la culture populaire, du XIXe siècle à aujourd’hui.
La première journée se déroule le vendredi 10 avril 2026 sur le site François-Mitterrand de la BnF, une matinée ayant lieu le samedi 11 à l’INHA.
La cartographie est aujourd’hui populaire à double titre : elle trouve un écho auprès d’un large public, au-delà de son utilité pratique ; et elle n’est pas seulement une affaire de spécialistes. Si par « culture populaire » on entend les productions diffusées par les industries culturelles depuis l’essor du roman-feuilleton, on constate que le lien entre cartographie et culture populaire n’a fait que se renforcer avec la montée en puissance des médias visuels, des séries télévisées et des jeux vidéo. Les cartes sont souvent au cœur de dispositifs narratifs transmédiatiques, une stratégie qui déploie un univers ou une histoire sur plusieurs médias complémentaires et qui invite le public à explorer ces différents supports pour une expérience enrichie. Les cartes de mondes imaginaires – de la Terre du Milieu dans Le Seigneur des Anneaux à Westeros dans Game of Thrones – deviennent des repères affectifs, des supports d’identification. Elles permettent aux publics de s’orienter dans des récits complexes, de s’approprier des territoires fictifs, et d’y projeter des valeurs, des désirs ou des peurs collectives. Cette fonction est renforcée par les pratiques de fans qui produisent et partagent leurs propres cartes, témoignant ainsi d’une appropriation active des œuvres.
Textuelles ou visuelles, statiques ou animées, les productions de la culture populaire accueillent largement les cartes. Les interventions dans cette journée d’étude s’organiseront autour de trois axes : les cartes dans les œuvres issues de la culture populaire ; la cartographie comme pratique amateure ; la carte comme paradigme de la fiction populaire.
En partenariat avec le Comité français de cartographie