Rémi de Matos Machado
Maître de conférences en géographie et géomatique à Sorbonne Université, UR Médiations
Quand la cartographie assistée par IA rencontre l’archéologie de la Grande Guerre : le cas du camp d’entraînement de Milly-la-Forêt
Maître de conférences en géographie et géomatique à Sorbonne Université, UR Médiations
Ingénieur d’études, chargé de l’inventaire archéologique au Service régional de l’archéologie d’Île-de-France, enseignant-chercheur associé en Méthodes de l’archéologie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UMR 7041 ArScAn
L’étude archéologique de ce site montre le rôle joué par la forêt durant la Grande Guerre et soulève la question de la préservation des traces matérielles de ce conflit en forêt.
L’analyse des corpus d’images scientifiques issues des données LiDAR connaît un essor considérable, porté par l’intelligence artificielle (IA) et ses applications dans tous les domaines de recherche, comme l’archéologie. L’IA ouvre des perspectives inédites pour l’étude et la valorisation du patrimoine en forêt. Ces nouvelles approches offrent une reconnaissance rapide des vestiges à large échelle et favorisent la diffusion de modèles pré-entraînés pour les archéologues. En Île-de-France, l’inventaire archéologique a notamment révélé des problématiques liées à la vie quotidienne des soldats. À Milly-la-Forêt (Essonne), l’analyse des données LiDAR, la prospection et les fouilles, menées depuis 2024 à l’est de la forêt domaniale des Trois Pignons, ont permis de caractériser un cantonnement d’un camp d’entraînement et ses infrastructures. L’ensemble de ces travaux contribuent à la compréhension des paysages militarisés et à la préservation des traces matérielles de la Première Guerre mondiale.
Introduction par Pauline Darleguy, département Philosophie, histoire, science de l’homme, BnF