Le Tour de France cycliste, événement sportif majeur et mythe contemporain, occupe une place privilégiée dans Gallica : presse, photographies, cartes, objets… Cette conférence propose d’explorer, de 1903 aux années 1950, à travers quelques étapes dans les régions traversées par la course, ce que la mise en récit du Tour dit de la France.
Mener une recherche sur le Tour de France dans Gallica, c’est devoir se repérer parmi une multitude de documents, tant les traces laissées par l’événement dans les médias et les productions culturelles sont nombreuses. Le Tour est consubstantiellement lié à la presse : créé en 1903 par Henri Desgrange et Géo Lefevre avec pour but premier de promouvoir leur journal, l’Auto, l’épreuve a bien vite essaimé dans de nombreux titres, généralistes ou spécialisés, et participe grandement à la popularisation de la presse illustrée sportive à partir des années 1930. Outre les journaux eux-mêmes, les photographies numérisées d’agences de presse, comme Meurisse ou Rol, offrent un point de vue original sur la course dans son contexte géographique et social. Le Tour de France crée une culture visuelle commune, où l’image et l’objet occupent une place prépondérante : Gallica en offre une sélection, des petits cyclistes en plomb jusqu’aux cartes géographiques à compléter au fil de la course, en passant par quelques échantillons publicitaires de la caravane.
Cette séance est l’occasion d’un Tour de France miniature pour vous faire découvrir la diversité de ces documents et comment les trouver, en faisant étape dans quelques régions traversées : les traditionnelles étapes de montagne bien sûr, mais aussi des régions balnéaires ou rurales, qui, si elles semblent anecdotiques du point du vue sportif, portent un discours sur la société française. Il s’agit d’examiner en quoi les coureurs emblématiques comme les spectateurs anonymes au bord de la route participent tout autant, par le prisme des récits et des images, à la construction d’un événement qui fait partie, comme l’écrit Roland Barthes, des Mythologies de son époque.
Adrien Barbé
Département des Sciences et techniques, BnF
Ange Aniesa
Coordonnateur de la numérisation et de la médiation numérique au département des Cartes et plans
Le Tour de France cycliste, événement sportif majeur et mythe contemporain, occupe une place privilégiée dans Gallica : presse, photographies, cartes, objets… Cette conférence propose d’explorer, de 1903 aux années 1950, à travers quelques étapes dans les régions traversées par la course, ce que la mise en récit du Tour dit de la France.
Mener une recherche sur le Tour de France dans Gallica, c’est devoir se repérer parmi une multitude de documents, tant les traces laissées par l’événement dans les médias et les productions culturelles sont nombreuses. Le Tour est consubstantiellement lié à la presse : créé en 1903 par Henri Desgrange et Géo Lefevre avec pour but premier de promouvoir leur journal, l’Auto, l’épreuve a bien vite essaimé dans de nombreux titres, généralistes ou spécialisés, et participe grandement à la popularisation de la presse illustrée sportive à partir des années 1930. Outre les journaux eux-mêmes, les photographies numérisées d’agences de presse, comme Meurisse ou Rol, offrent un point de vue original sur la course dans son contexte géographique et social. Le Tour de France crée une culture visuelle commune, où l’image et l’objet occupent une place prépondérante : Gallica en offre une sélection, des petits cyclistes en plomb jusqu’aux cartes géographiques à compléter au fil de la course, en passant par quelques échantillons publicitaires de la caravane.
Cette séance est l’occasion d’un Tour de France miniature pour vous faire découvrir la diversité de ces documents et comment les trouver, en faisant étape dans quelques régions traversées : les traditionnelles étapes de montagne bien sûr, mais aussi des régions balnéaires ou rurales, qui, si elles semblent anecdotiques du point du vue sportif, portent un discours sur la société française. Il s’agit d’examiner en quoi les coureurs emblématiques comme les spectateurs anonymes au bord de la route participent tout autant, par le prisme des récits et des images, à la construction d’un événement qui fait partie, comme l’écrit Roland Barthes, des Mythologies de son époque.