Nicolas Descottes - À la recherche des fossiles du futur

Territoires : Île-de-France, Bretagne
Le suremballage, les masques abandonnés, l’utilisation d’objets à usage unique et la surconsommation transforment notre environnement. Invisibles dans la rue et pourtant omniprésents, on les retrouve dans nos cours d’eau jusque dans l’océan. Ce reportage documentera ces encombrants déchets : il s’agira d’enquêter pour aller à la recherche des futurs vestiges de notre civilisation.
 

Autodidacte, je vis entre Paris et Anvers.

Depuis mes premières photos en 1995, mon travail s’est centré sur un questionnement autour du processus de la disparition : comment les choses commencent-elles à disparaître ? Comment les dégradations les transforment-elles ? Et jusqu’à quel point restent-elles les mêmes ?

Je travaillais sur cette problématique en décidant d’observer la disparition de la Mer d’Aral au Kazakhstan, puis en Ukraine sur des forêts cristallisées par le gel.

Puis je réalisais en Europe une étude sur des centres qui simulent des accidents, des lieux où l’on anticipe l’avenir d’un monde de plus en plus incertain.

Je complétais mes séries sur les empreintes de la ville avec les façades d’immeubles incendiées, photographiant les traces laissées par les consommateurs de crack ou encore travaillant sur les boucliers de policiers lors des émeutes.

Lors des manifestations des Gilets jaunes, le 8 décembre 2018, j’ai été blessé au visage par un tir de flash ball, délibérément visé par un policier.

Depuis plusieurs années je mène une longue investigation de recherche de fragments liés aux collisions qui semblent devenir d’étranges fossiles contemporains.

Mes séries sont régulièrement exposées, publiées dans la presse et sont présentes dans des collections comme le Centre Pompidou ou encore les Frac Aquitaine et Alsace.

 

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