Patrick Zachmann - Les Maliens d’Evry, première génération née en France

Territoire : Ile-de-France
C’est un projet qui s’inscrit dans les recherches du photographe sur l’identité et la mémoire. Il y a trente ans, il y a eu la rencontre avec plusieurs familles à Évry, Bamako et Kayes, avec pour objectif de retranscrire les complexités identitaires et le choc culturel de l’exil. Aujourd’hui, il s’agit d’entreprendre un travail sur la première génération d’enfants d’origine malienne née en France. De nouveaux échanges avec ces familles seront envisagée afin de réaliser des portraits de famille et des scènes d’intérieurs colorés pour découvrir ce qu’il reste de l’attachement au pays d’origine de leurs parents.
 

Patrick Zachmann est né à Choisy-le-Roi, en France, en 1955 et vit à Paris.

Photographe indépendant à ses débuts, il rejoint l’agence Magnum en 1985. Il se consacre à des essais photographiques au long cours, qui mettent à jour la complexité des communautés dont il questionne l’identité et la culture.

En 1982, il se plonge dans l’univers violent de la police et de la mafia à Naples - la camorra - qui aboutit à un livre accompagné d’une fiction écrite à partir de ses images très cinématographiques.

En 1984, il réalise un travail pédagogique et photographique dans les quartiers nord de Marseille auprès de jeunes issus de l’immigration dans le cadre de l’insertion sociale.

Puis, à l’issue d’un projet personnel de sept ans sur l’identité juive, il publie en 1987 son deuxième livre, Enquête d’identité ou Un juif à la recherche de sa mémoire (éditions Contrejour). En 1989, ses photographies sur les événements de la place Tiananmen à Pékin, sont largement diffusées par la presse internationale. L’ensemble de son travail est récompensé la même année par le prestigieux Prix Niépce.

Patrick Zachmann poursuit alors encore pendant six ans, une étude de la diaspora chinoise à travers le monde, qui engendre en 1995 la publication du livre salué par la critique, W. ou l’oeil d’un long-nez.
Entre 1996 et 1998, Patrick Zachmann réalise le court métrage La mémoire de mon père, puis son premier long-métrage sur la disparition des traces de la mémoire notamment au Chili, Aller-retour. Journal d’un photographe.

L’auteur expose l’ensemble de son travail sur la banlieue et l’immigration en France étalé sur une période de vingt cinq ans, à la Cité Nationale d’Histoire de l’Immigration, à Paris (mai- oct 2009). Un livre Ma proche banlieue aux éditions Xavier Barral, sort à cette occasion et remporte le Prix des plus Beaux Livres de l’année 2009.

Patrick Zachmann est missionné par Marseille-2013 pour produire et réaliser une exposition, sous forme de carte blanche qui donne naissance à Mare Mater présenté au Mucem à Marseille et au Musée Nicéphore Niepce à Chalon, courant 2015.

Il réalise également un livre et un film Mare Mater, notamment sélectionné aux Etats Généraux du Film Documentaire à Lussas de 2014.

Il publie à l’occasion de l’exposition à la MEP, So long, China aux éditions Xavier Barral qui reçoit 2016 le Prix Nadar 2016.

En 2018 et 2019, il documente les nouvelles fouilles de Pompeï sur une période de neuf mois qui donnent lieu à des publications dans la presse.

Patrick Zachmann a commencé un travail sur la reconstruction de la cathédrale de Notre-Dame de Paris depuis l’incendie du 15 avril 2019.

En 2021/2022, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (MAHJ) lui consacre la première monographie d’un photographe vivant Voyages de mémoire ainsi qu’un livre-catalogue éponyme aux éditions EXB.

Son travail est régulièrement publié dans la presse française et internationale. Patrick Zachmann est représenté par Magnum et par la Galerie Clair.

 

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