Rapport d'activité 2018 - Les publics des salles de lecture

L’évolution de la fréquentation

La fréquentation mesurée dans les espaces de lecture dépasse les 926 000 visites, en légère progression par rapport à 2017.

La Bibliothèque reçoit ses publics du lundi au dimanche, sur cinq sites : François-Mitterrand, Richelieu, bibliothèque de l’Arsenal, bibliothèque-musée de l’Opéra, Maison Jean Vilar. Les horaires diffèrent selon les sites et les espaces : du lundi au samedi pour les salles de Recherche, du mardi au dimanche pour la bibliothèque tous publics. En 2018, en prenant en compte les différents sites, la bibliothèque a été ouverte 339 jours différents (fermeture annuelle durant une semaine et pour jours fériés), avec par espace une amplitude de 292 jours différents (lundi au samedi ou mardi au dimanche). En 2017, l’amplitude générale d’ouverture était de 340 jours et 294 selon les espaces. On peut noter pour 2018 des fermetures exceptionnelles (le samedi 8 décembre en raison de manifestations prévues dans Paris ; fermetures pour travaux durant un trimestre sur le site d’Avignon et une semaine pour la salle des Manuscrits) et 26 fermetures partielles (ouverture ou fermeture décalée, fermeture de certaines salles, restriction sur les conditions de communication, en grande partie en raison de mouvements sociaux).

 

Tableau – Fréquentation des salles de lecture

Les espaces de la bibliothèque tous publics

La fréquentation de la bibliothèque tous publics est à un niveau stable, avec 507 637 entrées dans les salles de lecture et une estimation d’un peu plus de 66 000 utilisations des espaces aménagés à l’extérieur des salles. Au total, la fréquentation du Haut-de-jardin s’établit donc à près de 573 867 entrées. En nombre d’entrées, l’évolution est de -0,1%. Le Haut-de-jardin a été ouvert 292 jours en 2018, contre 294 en 2017. La moyenne de fréquentation a par conséquent légèrement progressé passant, pour les entrées quotidiennes en salles de lecture, de 1 728 à 1 738 lecteurs.

Par titres d’accès, on constate la baisse des accès par tickets tandis que progresse le nombre d’entrées des titulaires d’un abonnement annuel : en 2018, 87% des entrées ont été réalisées par des lecteurs titulaires d’un Pass abonnement, soit +2 points par rapport à 2017. Les accès par ticket (64 905 en 2018) se répartissent essentiellement en tickets payants valables 1 journée (39 090 entrées en 2018, -15%) et tickets gratuits pour des entrées à partir de 17h (25 395, -4%) ainsi que des tickets pour des opérations spéciales (439 entrées aux journées portes-ouvertes étudiantes) et quelques visiteurs d’exposition entrant en salle de lecture à la suite de leur visite.

Le lectorat de la bibliothèque tous publics se renouvelle de façon importante chaque année. On constate ainsi que 48% des lecteurs du Haut-de-jardin titulaires d’un Pass se sont inscrits en 2018 pour la première fois tandis que 37% ont souscrit pour la première fois un abonnement entre 2015 et 2017, 11% ont une ancienneté de 4 à 10 ans et 4% de plus de 10 ans.

Par catégorie de lecteurs titulaires d’un Pass, en 2018, 8% sont des lycéens (en légère progression) représentant 10% des entrées, 38% des étudiants de 1er cycle (39% des entrées), 23% de master (21% des entrées), 5% des doctorants, 24% des actifs (dont demandeurs d’emploi) et 3% des inactifs.

D’après leur lieu d’habitation, les usagers du Haut-de-jardin sont très majoritairement franciliens : 45% de lecteurs habitant à Paris et 50% dans les autres départements de la région Ile-de-France ; 4% viennent de province et 2% résident à l’étranger. Par âge, 2% ont moins de 18 ans, 32% de 18 à 21 ans, 24% de 22 à 25 ans ; tandis que la moitié des usagers a 24 ou moins (âge médian), la moyenne d’âge s’établit à 28 ans. Par nationalité, 19% des lecteurs sont de nationalité étrangère.

Les salles de la bibliothèque de recherche

Avec 350 684 entrées en 2018, la fréquentation globale de la bibliothèque de recherche augmente, notamment sur le site François-Mitterrand tandis que celle des sites Richelieu et Avignon a diminué, en raison notamment de fermetures de sites liées à des travaux.

Avec près de 310 000 entrées en 2018 et une progression de 3%, la dynamique de fréquentation du Rez-de-jardin sur le site François-Mitterrand se poursuit. Ces entrées ont été réalisées par 25 896 usagers différents (24 798 en 2017, +4%), représentant une moyenne de 12 visites par lecteur. Cette intensité moyenne de visites masque toutefois des différences importantes puisque 21% des usagers, représentant 2% des visites totales du Rez-de-jardin, sont venus une seule fois en 2018 alors que 20% des lecteurs du Rez-de-jardin ont réalisé en 2018 plus de 20 visites, occasionnant 71% des visites.

La part de nouveaux usagers en Rez-de-jardin est de 30%, alors que les lecteurs ayant une ancienneté de 1 à 3 ans représentent 26% des lecteurs, ceux de 4 à 10 ans 19% et de plus de 10 ans 25%. Par rapport au Haut-de-jardin, le lectorat du Rez-de-jardin se différencie encore par son origine, pour la nationalité avec une part de lectorat étranger plus importante (32%) et pour le lieu de résidence : la proportion de lecteurs habitant Paris est assez proche (47%) mais celles de résidents en province (11%) ou à l’étranger (14%) plus importantes, tandis les départements franciliens hors Paris représentent 28% des usagers.

Par profession, les doctorants représentent 26% des usagers et 40% des visites, les enseignants et chercheurs de l’Enseignement supérieur 24% des usagers et 22% des visites, les autres professionnels 19% des lecteurs et les inactifs 4%. Les étudiants, hors doctorants, représentent 27% des usagers, essentiellement des élèves de master 2 (14% des lecteurs et 12% des entrées) et master 1 (11% et 8% des entrées). Par rapport à 2017, les usagers doctorants et enseignants-chercheurs du supérieur restent aussi nombreux, alors que la fréquentation de master 2 et 1 s’est accrue.

Sur le site Richelieu, la fréquentation générale apparaît à la baisse, avec une situation contrastée : les salles des Arts du spectacle et des Estampes ont vu leur fréquentation croître à la différence d’autres salles plus fortement touchées par des travaux (salle de lecture des Manuscrits, par exemple). Le département des Cartes et plans reste quant à lui installé sur le site François-Mitterrand jusqu’à la fin de la rénovation de Richelieu.

Sur les autres sites, la fréquentation est assez stable à la bibliothèque-musée de l’Opéra (-2%), mais a plus significativement baissé à l’Arsenal et à la Maison Jean Vilar à Avignon, en raison notamment de la fermeture pour travaux durant un trimestre.

Sur ces sites, la composition des publics diffère, sur certains aspects, du Rez-de-jardin. Ainsi, pour Richelieu, la part de lecteurs étrangers est de 40% et de 26% de résidents à l’étranger. Par ancienneté, si la part de lecteurs récents est assez proche du Rez-de-jardin (29% de nouveaux inscrits et 24% de 1 à 3 ans d’ancienneté), la proportion d’usagers ayant commencé à fréquenter la bibliothèque depuis au moins 10 ans est plus forte (30%). Les enseignants et chercheurs de l’Enseignement supérieur sont les plus nombreux (31%), suivis des doctorants (23%), puis des master 2 (9%) et 1 (8%).

Les formations et le développement de nouveaux services

Travailler en groupe

Plusieurs salles de travail en groupe ont été créées en 2015 : 5 en Haut-de-jardin et 4 en Rez-de-jardin. Elles sont réservables en ligne. L’usager peut retenir une tranche horaire le jour même et ce jusqu’à 7 jours à l’avance, dans la limite de 4 heures maximum par jour et de 20 heures maximum par mois. En 2018, pour le Haut-de-jardin, 3 198 réservations ont été enregistrées et acquittées.

Ces espaces sont réservables à partir de l’application Affluences. Cette application informe en temps réel du taux d’occupation des salles du Haut-de-jardin (salles de lecture et expositions) et permet la réservation pour des formations, des équipements (salles de lecture, studio audiovisuel) et des rendez-vous d’inscription ou de conseil (301 rendez-vous en 2018).

Présentation des ressources documentaires et nouveaux formats de rencontres avec les publics

Afin de renforcer les liens avec les publics « naturels » mais aussi diversifier les publics, les départements de collections organisent des présentations thématiques des collections patrimoniales ou accessibles en libre-accès, avec des contenus variables selon les disciplines et les publics, sous forme régulière ou à la demande.

Quatre ateliers « Présentation des collections de la salle D » ont ainsi été organisées par le département Droit, économie et politique pour des étudiants de l’Université Paris-Est-Marne-la-Vallée en master 2 « Gestion ressources humaines et mobilité internationale » et en licence « Gestion et pilotage des ressources humaines ». Le service Presse est également régulièrement sollicité pour des actions autour des collections de presse, en fort développement et en articulation avec l’éducation artistique et culturelle.

Le département des Arts du spectacle a quant à lui reçu 771 personnes (contre 474 en 2017). Ces accueils comportent le plus souvent deux volets : un temps en salle de réunion avec présentation de documents et un temps de visite à proprement parler, notamment de la Rotonde des arts. Une nouvelle formule a été inaugurée cette année avec deux enseignants de l’Université Paris Nanterre dont les élèves en master ont pu être accueillis en salle de lecture avant 9 heures afin de poursuivre, en lien avec leurs enseignants, leurs recherches individuelles. Depuis 2017, le département organise des « Mardis des Arts du spectacle », format de rencontre d’une heure permettant un échange sur l’actualité du département, un dialogue avec un chercheur et une visite de la Galerie Auguste Rondel. Quatre séances ont été organisées en 2018.

Au sein du département de la Musique, 31 visites ont été organisées en 2018 pour des étudiants, musiciens et professionnels extérieurs. Depuis 2017, une coopération avec le service pédagogique de l’Opéra de Paris a été mise en place. Lorsque celui-ci est sollicité pour des visites d’étudiants, une présentation de la Bibliothèque-musée de l’Opéra (avec information sur les collections Louvois) est systématiquement programmée. Deux présentations ont été organisées dans ce cadre en 2018. Par ailleurs, des rencontres avec les lecteurs du département de la Musique ont été organisées en 2018 – les « Jeudis de la Musique » – autour de nouvelles acquisitions ou de grands anniversaires.

Ateliers Ressources documentaires pour la recherche d’emploi et la création d’activité

Les ateliers dédiés aux ressources documentaires pour la recherche d’emploi et la création d’activité ont accueilli cette année 698 demandeurs d’emploi, créateurs ou repreneurs d’entreprises. Par ailleurs, le Pôle de ressources et d’information sur le monde de l’entreprise (PRISME) a accueilli 148 personnes, issues des réseaux partenaires de l’accompagnement de la reprise d’entreprise et de l’outplacement : CRA, CCI de Paris et Ile de France, Pôle emploi, Cité des métiers, Ville de Paris et des professionnels de l’information pour une présentation des collections et des services PRISME.

L’équipe du PRISME a également une forte activité de représentation à l’extérieur de la BnF lors de salons, comme le Salon de l’entrepreneur (conférence le 7 février devant 450 personnes), le Salon de l’apprentissage et de l’alternance, les 2-3 février et le Salon Transfair le 4 décembre.

Les formations aux ressources numériques

La BnF déploie également une offre de formation à des ressources électroniques. Dans le domaine juridique, depuis octobre 2017, sont ouvertes des formations « flash », à trois bases de données juridiques, présentées en alternance : LexisNexis Jurisclasseur, Dalloz et Lamyline. Cette formation, d’une vingtaine de minutes, plutôt destinée aux étudiants, se déroule en salle de groupe de la salle D tous les mardis de 13h30 à 14h. Cette formation a accueilli 51 personnes en 2018. Depuis le mois de mars, les participants peuvent s’inscrire à l’avance par l’intermédiaire de l’application Affluences.

Ont été mises en place durant l’automne 2018 des formations sur les ressources numériques en histoire de l’art, en littérature étrangère et littérature française. Cette formule, de 2 heures par séance, a été suivie par 22 personnes.

L’assistance à la recherche

Des formations généralistes sur les outils de recherche (Catalogue général et Gallica) sont proposées chaque semaine. L’accès en est libre. En 2018, elles ont été suivies par 142 personnes (contre 159 en 2017).

La Bibliothèque organise des ateliers d’assistance à la recherche. En 2018, 48 doctorants ont bénéficié de rendez-vous « Préparer sa thèse à la BnF ». Des formations à la demande, étendues en 2018 aux étudiants en licence, ont également été suivies par 47 étudiants de niveau licence, 200 de niveau master (contre 54 en 2017) et 29 doctorants et chercheurs.

Réviser son bac à la BnF

En 2018, la Bibliothèque a réédité le dispositif d’accueil pour les publics lycéens révisant le bac, intégrant des aménagements supplémentaires dans les espaces en libre-accès et la mise à disposition de ressources numériques (dans les espaces libres) et d’annales (dans les salles de lecture). Se sont ajoutées à ce dispositif des offres de préparation aux épreuves, organisées par des membres du personnel (séances de méthodologie à la dissertation, à la préparation de l’oral, cours de langues…) et un partenariat a été conclu avec l’association l’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville) pour proposer des demi-journées d’accompagnement à la demande. Les 80 places de travail déployées pendant Réviser son bac à la BnF ont permis d’accueillir environ 1 700 visites.

Nouveaux services en salles A (audiovisuel) et B (presse)

Plusieurs nouveaux dispositifs ont été expérimentées en 2018 à la suite de propositions issues du BiblioRemix organisé en 2017 et rassemblant usagers et professionnels pour réinventer l’aménagement et les services des salles Presse et Audiovisuel de la bibliothèque tous publics.

Un point café éphémère a ouvert en avril 2018, permettant de recueillir les avis des utilisateurs, qui ont exprimé leur intérêt pour des ressources presse mises à disposition dans un espace distinct des salles de lecture. L’idée a alors émergé d’installer plutôt un kiosque presse dans les espaces détente existants hors salles de lecture. Une deuxième expérimentation a donc été menée en décembre 2018, successivement dans le Hall Est, puis le Hall Ouest, afin de valider l’intérêt des lecteurs pour cette nouvelle proposition. A été déployée une offre de ressources médias dans un Kiosque presse rendant plus visibles ces collections dans des espaces très fréquentés par des usagers méconnaissant souvent l’offre en salle, de manière à servir de « produit d’appel » pour l’offre très riche des salles A et B, et d’y valoriser aussi l’offre électronique accessible via le wifi public.

Des tablettes ont été mises à disposition dans les salles A et B pour consulter des applications multimédia et des ressources média : jeux vidéo, livres enrichis, applications. La Bibliothèque propose également un accès à MusicMe, plate-forme de streaming de 10,5 millions de titres parmi lesquels 6,5 millions d’indépendants, accessible en salles sur les postes audiovisuels du Haut-de-jardin et dans une Sonic Chair située à proximité de l’entrée des salles. Apprécié pour sa qualité d’écoute et la particularité du dispositif, cet équipement a été utilisé, depuis la mise en place du dispositif en juin, par 346 visiteurs sur la Sonic Chair et 228 sur les postes audiovisuels en salle. Plus de 3 000 pistes ont été écoutées.

Au sein de la salle A, un studio de création audiovisuelle est également disponible. En 2018, 115 réservations pour des séances d’initiation (+22% par rapport à 2017) et 405 réservations libres (+163%) ont été comptabilisées.

Enfin, des séances de réalité virtuelle sont proposées au public, de 15h à 20h tous les jours. Ce dispositif, attractif au quotidien, est également sollicité lors d’événements particuliers (ex. Journées européennes du patrimoine).

La Clinique juridique

La Clinique juridique est un service mis en place en mars 2017, en partenariat avec l’Université Paris 8. Une assistance juridique gratuite est assurée le mercredi de 16h30 à 19h30, sans rendez-vous, par un binôme d’étudiants dont le travail est supervisé par les enseignants et professionnels. En tout, 34 séances ont été tenues en 2018, pour 62 personnes.

Le labo FLE

Le labo français langue étrangère est un espace dédié à l’autoformation en français. Il est installé en salle G de la bibliothèque du Haut-de-jardin et destiné à toute personne pour qui le français est une langue étrangère et souhaite l’apprendre ou améliorer ses connaissances, grâce à l’utilisation de méthodes accessibles en ligne sur 10 postes informatiques et 600 ouvrages proposés en libre-accès (anglais, allemand, italien, portugais, turc, japonais, russe, arabe). Les bases de données ont fait l’objet d’un peu plus de 2 000 connexions. Les ressources les plus consultées ont été Réussir le TCF pour l’accès à la nationalité française, Vite et bien 1 méthode rapide pour adultes A1 A2, Cahier de français pour migrants, En cuisine A1-A2 français professionnel. Le public le plus régulier est constitué d’étudiants non-francophones (boursiers Erasmus ou autres) et de salariés désireux d’approfondir leurs connaissances, dans le but précis de poursuivre un cursus universitaire ou d’obtenir un emploi. Des visites sont organisées tous les lundis et deux ateliers de conversation sont proposés par semaine (cf. Les dossiers pédagogiques).

En expérimentation : la mise à disposition de tentes de numérisation

La BnF autorise depuis plusieurs années la photographie des documents, à usage privé. En 2018, l’établissement a expérimenté la mise à disposition aux lecteurs de tentes de numérisation. Il s’agit d’un appareil en carton, équipé d’un éclairage permettant de faire des reproductions en ayant les mains libres. Cela permet de plus facilement manipuler et de maintenir plus confortablement le document à reproduire. La tente peut être utilisée avec des téléphones et des tablettes mais n’est pas adaptée à l’utilisation d’appareils photos. Le modèle proposé ne dépasse pas le format A4.

L’accès aux ressources documentaires

La BnF a mis en place, début 2019, sur les données 2018 un nouveau tableau de bord visant à mieux connaître les usages documentaires.

La communication des documents de la bibliothèque de Recherche

Le volume des communications en Rez-de-jardin a baissé de 5% par rapport à l’année précédente, malgré la progression du nombre de visites. Sur 10 ans, la baisse est de 37%. L’étude sur les usages documentaires montre qu’en moyenne 1,9 document est communiqué par visite (calcul n’incluant pas les documents demandés mais non consultés). Les usages sont variés : plus de la moitié des visites n’est pas accompagnée de consultation de document des magasins – le lecteur s’appuyant sur le libre-accès, les ressources numériques, ses propres documents et ses recherches antérieures – ; sur l’année, 30% des lecteurs n’ont pas consulté de document des magasins et 7% des usagers n’ont consulté qu’une seule fois un document ; à l’inverse, la moitié des communications est réalisée par 6% des lecteurs.

Les communications sur les autres sites apparaissent en progression importante (+14% par rapport à 2017 et +30% à 2015). Ce rebond est en grande partie dû au mode de décompte des communications du département des Monnaies, médailles et antiques (comptage de l’ensemble des monnaies disposées sur un plateau de stockage), avec près de 92 000 œuvres consultées (+34%). Hors monnaies, la consultation des documents spécialisés ne progresse que de 1%.

Pour les lecteurs des sites Richelieu, Arsenal et Opéra, le service de réservation à distance des documents, mis en place à partir de 2017, a continué à être étendu courant 2018, intégrant les collections signalées dans BnF Archives et manuscrits. Fin 2018, tous les départements ont pu intégrer ce nouveau service. En 2018, 67 155 documents ont été communiqués par ce dispositif.

 

Tableau – Nombre de documents communiqués

L’évaluation des collections imprimées en libre-accès

Des campagnes d’évaluation des usages du libre-accès sont réalisées régulièrement. Une campagne d’évaluation des collections en libre-accès a eu lieu en Rez-de-jardin du 16 au 29 octobre 2018 sur une période mixte (vacances et hors vacances). L’usage se porte majoritairement sur les collections de littératures, d’art, de philosophie et des sciences sociales. La langue française est très majoritaire ; elle est suivie de l’anglais et des documents multilingues.

Les résultats de la campagne 2018 montrent que les indicateurs d’usage du libre-accès en Rez-de-jardin sont plus bas que ceux de la compagne conduite en 2017 dans les mêmes espaces, malgré un mouvement social qui a perturbé certains jours la communication des documents magasins. Ils confirment cependant un usage du libre-accès un peu plus important qu’en Haut-de-jardin : 70 consultations pour 100 entrées, contre 51 en Haut-de-jardin en 2017.

Les ressources numériques acquises

La Bibliothèque propose sur place, dans l’ensemble des salles de lecture de tous ses sites, et à distance pour les titulaires d’un Pass Recherche illimité, une offre importante de ressources numériques : bases de données, périodiques et livres numériques.

Les statistiques de consultation des bases de données proviennent de Publication Finder (outil de recherche Ebsco), du résolveur de liens pour les accès au texte intégral des revues et livres électroniques et des marqueurs Xiti pour les accès directs à partir des listes de titres alphabétiques et thématiques. Le nombre de sessions au moteur de recherche Ebsco Discovery Service (EDS) est légèrement en hausse (1%) par rapport à 2017. En 2018, il y a eu plus de 100 000 sessions sur place et à distance compris. Les sessions sur place totalisent 85% des sessions.

Les 11 bases les plus consultées – plus de 2 000 consultations par base – totalisent plus de 62 000 consultations. Il s’agit principalement de documentations sur la presse ou des données économiques. Les ressources les plus utilisées sont la base professionnelle Electre, Europresse qui propose le texte intégral de nombreux articles de presse, les études de marché Xerfi, le portail de données financières Orbis, la base Euromonitor’s Global Market Information Database, les Archives biographiques, Delphes (signalement d’articles économiques), l’annuaire d’entreprises Kompass, Jstor (portail de périodiques), les bases de presse internationale PressReader et Factiva.

La base Europresse a fait l’objet de 14 740 connexions, pour 43 706 recherches et 144 506 consultations d’articles. Les titres les plus consultés ont été Le Monde (plus de 30 000 articles), puis Le Figaro, L’Équipe (6 970), Ouest-France, Le Point, L’Obs, Télérama. Ce mode d’accès, et la couverture chronologique parfois importante (toutes les archives du Monde), facilite la consultation de la presse (recherche en texte intégral) et permet de réduire les consultations sur support imprimé et microforme ce qui explique que le titre de presse Le Monde ne constitue donc plus le document le plus demandé en magasin en 2018. Les documents des magasins les plus consultés restent toutefois des titres de presse (Figaro, Télérama, La Croix, Le Monde, Elle), soit par méconnaissance de l’accès numérique, soit par des couvertures chronologiques incomplètes.

L’accès aux documents numériques dans Gallica intramuros et aux archives du web

Les ressources numériques disponibles en salles de lecture comprennent également les archives du web et Gallica intramuros qui propose un ensemble de documents numérisés sous droits, outre l’offre également accessible à distance, et intégrera, à terme, les documents numériques reçus par dépôt légal.

En 2018, 119 213 consultations de documents ont été réalisées dans Gallica intramuros, portant sur 90 635 documents différents, dont 17% sur des documents mis en ligne dans l’année. Si le nombre de parcours dans Gallica intramuros a légèrement augmenté, on constate toutefois une baisse des consultations de 12%. Ces consultations portent à 32% sur des livres, 31% sur des périodiques, 7% sur des images, 3% sur des manuscrits, etc. En 2018, parmi les documents les plus consultés, peuvent être cités un manuscrit Catalogue des chansons (VM28), une partition Cahier de travail dit « cahier vert » d’Olivier Messiaen, la Liste des sociétaires de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, Après la pluie par Cécile de Bry, etc.

Les archives du web peuvent être consultées dans les salles de lecture Recherche et dans les bibliothèques dépositaires du dépôt légal imprimeur (18 déploiements sont opérationnels). Si les consultations sont encore peu nombreuses, ce recensement ne prend en compte que les usages de la plateforme standard, les accès des chercheurs dans l’application Labs n’y étant pas comptabilisées. En 2018, 448 connexions ont été enregistrées à la BnF sur les postes en salles de lecture et 820 dans les BDLI. L’usage est assez intensif : par connexion, 60 pages web sont affichées.

La consultation s’effectue soit à partir d’une saisie de l’URL, soit par l’un des 18 parcours guidés, dont, le plus consulté, « Presse et actualité » qui présente les sites d’actualités collectés et les titres de presse quotidienne régionale dont la version pdf est moissonnée tous les jours.

 

Tableau – Nombre de documents communiqués

La médiation en ligne et à distance : les portails des centres de ressources documentaires et Sindbad

Dans le prolongement des centres de ressources thématiques installés dans les salles de lecture du Haut-de-jardin (développement durable en salle C, Europe en salle D, Francophonie en salle F et Sociétés en débats en salle J), des portails proposent aux lecteurs des sélections d’actualités, de sites internet, de documents. En février 2018, est né le portail Presse et médias qui prolonge l’offre en salle B. L’offre en lien avec les collections de la Bibliothèque pour tous est complétée par le portail Métiers du livre dont le centre de ressources se situe à l’Arsenal et par des guides thématiques d’aide à la recherche.

Les portails, intégrant les guides de recherche sur les Publications Officielles France et Publications Officielles Europe, ont reçu plus de 145 000 visites en 2018. On peut signaler l’audience de la fiche Décrets de naturalisation au sein du portail Publications Officielles France : elle a été ajoutée en 2018 et est la page la plus vue, avec un peu plus de 46 000 visites.

Le nombre de questions reçues par le service de questions-réponses SINDBAD a sensiblement baissé en 2018 pour revenir à un total de 10 675 questions reçues (-15%), suite à un problème informatique depuis juin 2018 ne permettant plus l’intégration dans ce décompte du traitement d’anomalies de Gallica.