Rapport d'activité 2018 - L'information et les autres services en ligne

La communication externe

Les temps forts de l’actualité institutionnelle ainsi que l’offre culturelle de la Bibliothèque ont bénéficié d’opérations de communication spécifiques. Les événements liés à la vie de l’établissement comme « Préparer son bac à la BnF », les Journées portes ouvertes pour les étudiants, la célébration des 20 ans de la bibliothèque numérique Gallica ou encore le lancement du portail numérique France-Angleterre pour la mise en ligne de 800 manuscrits médiévaux ont été accompagnés de multiples formes et supports de communication : affiches, dépliants, annonces presse, invitations, communiqués et dossiers de presse, « cartes com », publication du magazine Chroniques, information sur le site bnf.fr et sur les réseaux sociaux, vidéos de promotion, lettres électroniques.

La BnF a très largement communiqué sur son activité à travers les médias. Quatorze partenariats médias ont été conclus autour des expositions.

Des espaces publicitaires ont été achetés pour soutenir diverses actions, notamment les expositions et la souscription Richelieu. Les deux nouveaux appels au don pour la restauration de Richelieu, en particulier du salon Louis XV et pour l’adoption d’une bibliothèque de la salle ovale, ont été relayés par des campagnes de presse.

Les expositions de l’année ont également fait l’objet d’une communication ciblée. L’exposition majeure de 2018, Les Nadar, une légende photographique, a rencontré un très large succès en matière de retombées presse : plus de 200 articles et annonces, dont les journaux télévisés de France 2 et d’Arte et des articles importants dans tous les quotidiens ainsi que dans les mensuels d’art et de photographie. La fréquentation de cette exposition (42 814 entrées) a dépassé les objectifs fixés (40 000).

Les manifestations de la BnF, notamment le cycle de Masterclasses littéraires organisé en partenariat avec France Culture, le cycle de conférences sur les écrivains et la presse et le colloque sur les jeux vidéo ont également fait l’objet d’une communication spécifique. Le festival de la BnF, La Bibliothèque parlante, a été très largement annoncé dans la presse avec une dépêche AFP et 70 articles et annonces.

Le site internet et les réseaux sociaux

Au cœur de l’écosystème de communication numérique, le site institutionnel bnf.fr constitue le portail commun par lequel s’échange un volume considérable d’informations et de services, destinés à des publics nombreux et variés.

Le volet de création ergonomique et graphique de la refonte du site, entrée en phase opérationnelle fin 2017, s’est achevé au printemps 2018. En parallèle, le développement en Drupal a été conduit sur toute l’année 2018. Compte tenu de la complexité de ces opérations, et suite à plusieurs retards de calendrier, le lancement du site refondu a été repoussé au premier trimestre 2019. Un vaste chantier éditorial, impliquant l’ensemble des départements et entités de la BnF, a également été mis en œuvre.

Enfin, une phase de tests par les utilisateurs des parcours de navigations a été organisée avec l’appui de la délégation à la Stratégie et à la recherche. Les remontées de ces tests ont validé les choix graphiques et ergonomiques, qui font évoluer positivement la perception de la BnF à travers son site institutionnel. Des enseignements en termes de structuration des contenus et d’éditorialisation ont également été retenus de cette expérience.

La communication en ligne de la BnF via les réseaux sociaux a continué à se développer et à se structurer. L’année 2018 a vu la mise en place d’un comité éditorial transversal, piloté par la délégation à la Communication et regroupant les contributeurs et gestionnaires des sites internet et réseaux sociaux de la BnF. Il a permis une meilleure circulation de l’information entre départements de collections, des initiatives sur des sujets transverses ainsi qu’une adhésion des équipes au chantier de refonte grâce aux multiples points d’étape effectués.

Plusieurs opérations ont particulièrement mobilisé la BnF sur les réseaux sociaux, notamment le Festival de la BnF et les Journées européennes du patrimoine. L’exposition Les Nadar. Une légende photographique a fait l’objet d’une campagne de communication sur les réseaux sociaux qui a impliqué les départements de collections autour du thème du portrait. À l’occasion du programme « France-Angleterre 700-1200 : manuscrits médiévaux de la BnF et de la British Library », soutenu par la Fondation Polonsky, une programmation bilingue croisée entre les comptes réseaux sociaux institutionnels, Gallica et la British Library a été construite par la BnF.

Fin 2018, le compte Twitter @LaBnF était suivi par 220 000 abonnés, le compte Facebook bibliothequebnf a 125 000 fans. La BnF dispose d’autres comptes pour valoriser ses services et ses collections, en particulier Gallica dont la page Facebook comptait 133 900 fans ou encore RetroNews qui a dépassé les 100 000 fans sur Facebook. L’établissement est également présent sur Instagram avec 26 000 abonnés pour le compte BnF et 13 000 pour le compte Gallica, ouvert à l’occasion des 20 ans de la bibliothèque numérique.

Les services bibliographiques

Les métadonnées se retrouvent dans les processus, physiques ou numériques, qui permettent à la BnF de conduire ses missions, au premier rang desquelles celle de faire connaître ses collections et de faciliter leur consultation par le public. Le développement du dépôt légal et des acquisitions numériques, de même que la montée en charge des programmes de numérisation, confirment la nécessité de disposer de métadonnées de qualité, indispensables au signalement des ressources numériques. Maintenir aujourd’hui une politique de signalement ambitieuse et efficace nécessite d’optimiser les coûts de production bibliographique tout en valorisant davantage en ligne et dans les formats du web, la diffusion des données produites afin de développer les usages et les réutilisations. Cette politique s’inscrit dans un double mouvement : l’ouverture des données et le développement du web sémantique. Les métadonnées structurées des bibliothèques présentent une vraie valeur ajoutée et favorisent l’accès à une information de confiance.

BnF Catalogue général

Les documents de la BnF sont répertoriés et accessibles à travers ses catalogues disponibles en ligne. Ces catalogues sont constitués de notices bibliographiques, qui identifient les documents conservés par la BnF, de notices d’exemplaires qui les localisent et de notices d’autorité, qui comportent des termes ou expressions normalisées facilitant l’accès à l’information. Ces notices font référence au niveau national et international et sont utilisées par la plupart des professionnels de la documentation pour alimenter leurs propres systèmes d’information. Fin 2018, la BnF peut afficher un patrimoine bibliographique estimé à plus de 14,2 millions de notices bibliographiques et environ 5,8 millions de notices d’autorité.

 

Tableau – État du catalogue général – Volumétrie

Tableau – État du catalogue général par type de documents (nombre de notices bibliographiques)

Tableau – Distribution par type de notices bibliographiques

Tableau – Distribution par type de notices d’autorité

 

BnF Archives et manuscrits et les autres bases

Le catalogue BnF Archives et manuscrits permet d’explorer et de localiser les collections de la BnF qui sont organisées selon une logique archivistique impliquant de chercher à l’intérieur de fonds plus ou moins finement hiérarchisés. Il décrit des objets très divers, selon une structure identique fondée sur le format de l’EAD (description archivistique encodée). Ce catalogue ne couvre pour le moment qu’une partie des collections concernées et fait l’objet d’un enrichissement progressif. Ces collections sont principalement conservées dans les départements spécialisés et concernent aussi bien des manuscrits que des archives administratives ou thématiques (fonds audiovisuels, musicaux, des Arts du spectacle, de la bibliothèque de l’Arsenal, etc.).

Fin 2018, BnF Archives et manuscrits contient 1 009 845 composants et 93 572 instruments de recherche. Les collections décrites dans BnF Archives et manuscrits sont essentiellement des manuscrits (92% des instruments de recherche émanent du département des Manuscrits). Néanmoins, la part des fonds d’archives augmente significativement lorsqu’on étudie le nombre de composants (par exemple, si le département des Arts du spectacle n’est à l’origine que de 1% des instruments de recherche, il a publié 18% des composants, contre 70% pour le département des Manuscrits). On notera également la présence de 73 770 liens vers des numérisations consultables dans Gallica ou Gallica intramuros.

La fréquentation de BnF Archives et manuscrits a augmenté de 26% sur l’année 2018 par rapport à celle enregistrée en 2017, avec 349 060 visites et 1 491 994 pages vues.

D’autres bases de données en ligne sont mises à la disposition des chercheurs : la base des manuscrits enluminés Mandragore, une base des reliures numérisées de la BnF, une base des éditions parisiennes du 16e siècle ou encore un catalogue des Médailles et Antiques conservées à la BnF.

Les produits bibliographiques

La Bibliographie nationale française

La Bibliographie nationale française est la publication officielle qui recense les documents nouvellement parus en France. Elle est établie à partir des documents reçus au titre du dépôt légal et donne une vue d’ensemble de la production éditoriale française. En 2018, la Bibliographie nationale française a publié 81 616 notices de livres, 2 180 de partitions, 1 655 de documents cartographiques, 11 321 de documents audiovisuels et 3 978 de publications en série.

Les services et les produits bibliographiques

Les notices sont consultables en ligne mais également téléchargeables, à l’unité ou par lots, dans plusieurs formats professionnels (MARC, Dublin Core, RDF) et selon différents protocoles (Z39.50, SRU, moissonnage OAI, téléchargement par FTP ou HTTP). L’ensemble de ces données est librement réutilisable, y compris à des fins commerciales, la BnF ayant adopté la licence ouverte de l’État.

BnF Catalogue général constitue la source de différents produits bibliographiques qui peuvent être livrés aux utilisateurs (autres bibliothèques, éditeurs, sociétés de gestion de droits, etc.) sous forme de fichiers standards de données brutes (Bibliographie nationale française, certains fichiers d’autorité) ou bien composés à la demande moyennant le paiement de frais d’extraction et de traitement spécifique de données. Le nombre de notices diffusées par les produits bibliographiques est passé de 101 millions en 2017 à 155 millions en 2018. Cette augmentation concerne à la fois les produits mensuels et les produits rétrospectifs, alors que le nombre de notices téléchargées par paniers continue à baisser (180 000 contre 253 000 l’année précédente). L’outil d’aide pour le catalogage de la BnF – Kitcat – a été mis à disposition des utilisateurs des produits bibliographiques afin de leur permettre de mieux comprendre le format INTERMARC et ses évolutions.

À noter en 2018, l’expérimentation par l’ABES du SRU de la BnF (déployé en 2017) pour récupérer les pré-notices issues de l’extranet du dépôt légal éditeur, sur la production de Dunod et des Presses universitaires de France. La mise à disposition rapide à son réseau des notices BnF, même succinctes, constitue en effet un vrai enjeu pour l’ABES.

 

Tableau – Activités des produits bibliographiques

data.bnf.fr

Le site data.bnf.fr est un outil de valorisation, de référencement et d’accès fédéré aux ressources de la BnF. Alimentée par les fichiers d’autorité, elle permet de créer des pages relatives aux auteurs, aux thèmes et aux œuvres en reliant les contenus grâce au modèle RDF (Resource Description Framework). Fin 2018, data.bnf.fr expose plus de 6 millions de notices d’autorités validées et plus de 9,1 millions de notices bibliographiques rattachées à ces notices d’autorités. Il expose également près de 800 000 liens vers Gallica et 5 000 liens à des expositions virtuelles.

Une nouvelle version en ligne de data.bnf.fr a été mise en ligne en janvier 2018. Elle propose une amélioration notable des temps de réponse de l’interface, des liens vers les référentiels de la Bibliothèque du Congrès (LCSH, LCA, etc…), de nouveaux alignements vers MusicBrainz depuis les auteurs ou les œuvres qui confortent le rôle de data.bnf.fr comme pivot des données culturelles, ainsi que la mise à jour complète des données.

Cette version devrait aboutir en 2019 à la refonte des pages sur le modèle du site IMDb, impliquant, pour chaque auteur, une présentation des œuvres sous la forme d’une liste chronologique, avec des accès facilités aux documents dans Gallica. Préalable nécessaire, un important chantier de constitution d’œuvres, sur un corpus de 400 000 auteurs du XXe siècle, a été lancé de façon semi-automatisée par le service d’ingénierie des métadonnées. Ces œuvres ont été chargées dans Data.bnf.fr, fin 2018 ; elles auront vocation à rejoindre le catalogue général en 2019.

Avec plus de 6,9 millions de visites en 2018, cette offre de contenus et de données rencontre une audience toujours en forte progression (+20%). Data.bnf.fr confirme également son rôle de pivot documentaire orientant les usagers vers d’autres sites de la BnF. Il est ainsi le premier site du domaine bnf.fr pourvoyeur de trafic vers Gallica et BnF Catalogue général et le 4e pourvoyeur de trafic vers BnF Archives et manuscrits et Classes et expositions virtuelles.

 

Tableau – Part des notices du catalogue général versées dans data.bnf.fr