Scarlett Coten - La disparition de James Bond

Territoires : France métropolitaine
Réalisation de portraits et de paysages afin de déjouer les stéréotypes sur la masculinité et d’explorer ses nouvelles définitions aujourd’hui en France, notamment chez les jeunes hommes. Une étude envisagée dans un renversement de perspectives : le regard d’une femme sur l’état fragile des corps d’une génération qui s’affranchit des contraintes et pressions du seul modèle traditionnel.
 

Sur le principe du road trip entre villes et campagne à travers différentes régions, la photographe mettra en lumière ces hommes qui font vaciller la structure du genre, s’affranchissent des contraintes et pressions du seul modèle traditionnel et régénèrent la définition de la masculinité aujourd’hui en France.

Scarlett Coten est une photographe française née à Paris et basée à Arles. Après des études à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, elle travaille régulièrement pour la presse nationale et internationale et poursuit des projets personnels explorant principalement les thèmes de l’identité, du genre et de l’intimité, notamment à travers le portrait photographique. Lauréate, en particulier, du Prix Leica Oskar Barnack (2016), ses œuvres ont intégré les collections publiques françaises et font l’objet de nombreuses expositions en France et à l’international. Sa première monographie « Still alive » est parue chez Actes sud en 2009. Anthologies et catalogues d’expositions ont inclus son travail dans leurs publications : Patriarchy is burning, Gang of Witches editions (2019), Female Photographers Now (Thames and Hudson 2017), Deuxième Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain (Silvana Editoriale 2017), Photographers Sketchbooks (Thames and Hudson 2014), La photographie entre histoire et poésie, Photographies de la collection Fnac (2002).

En 2012, la photographe s’engage dans un projet à laquelle la décennie suivante sera pleinement consacrée. Intitulée « M », et réunissant les séries « Mectoub » (2012/2016) et « Plan américain » (2017/2019), il s’agit d’une étude centrée autour des transformations de la masculinité, notamment chez les hommes jeunes, et l’acte politique que ce désir d’authenticité induit. Une exploration envisagée par la photographe dans un renversement de perspectives, un décentrement, le regard d’une femme sur l’état fragile des corps d’une génération qui, des Printemps arabes à l’Amérique de Trump, s’affranchit des contraintes et pressions, repense l’identité, multiple, mouvante, et régénère la définition de la masculinité. Ce projet est remarqué, primé aux États-Unis (Critical Mass, Center for Photography at Woodstock, Chelsea International Photography Competition, New York), finaliste de nombreux prix et bourses (Sony World Photography Awards, PHmuseum Photography Grant, Grand Prix ImageSingulières de la photographie documentaire, Bourse du Musée Albert-Kahn) et exposé à l’Institut du Monde Arabe (Seconde Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain, 2017) et à l’Espace Commines à Paris sous le commissariat d’Aline Pujo (2021).

En poursuivant son exploration dans la France d’aujourd’hui, l’artiste participe à inscrire ces expériences singulières, mais partagées ; cette question de l’invention de soi, combative, dans l’imaginaire collectif, au moment où la « fin de la domination masculine » consécutive au mouvement mondial #MeToo provoque, dans un même temps, la montée de mouvements réactionnaires et antigenre et une recrudescence des discriminations sexistes et de genre que l’impact de la pandémie n’a fait qu’exacerber.

 

Accéder au site du photographe