Stephan Gladieu – Vive les grandes vacances ! Une histoire de bords de mer

Territoires : Métropole / DROM COM
Les vacances représentent un marqueur social révélateur de nos identités qui permettra de mettre en lumière toutes les origines et conditions sociales, dans des situations et contextes à forte puissance symbolique. Ce travail vise à brosser le portrait d’une France joyeuse et pleine de vie, tout en offrant un prolongement à la mémoire photographique de notre pays.
 

Faire face aux autres, sans m’imposer à eux, tenter de les raconter avec humanisme en apparaissant le moins possible, c’est sans doute pour cela que j’aime autant, aujourd’hui, le portrait-miroir qui saisit le sujet dans la frontalité la plus crue, comme un cadre anthropologique de référence.

Stéphan Gladieu


Stephan Gladieu est né en 1969, il vit et travaille à Paris. Il débute sa carrière de photographe à partir de 1989 en couvrant des sujets de sociétés qui agitent le monde (chute de Ceausescu, l’après Katrina à la Nouvelle Orléans, etc.). En 1992, il part s’installe en Afghanistan pendant 2 ans et continue d’y séjourner régulièrement jusqu’en 2002 pour documenter les conditions de vie de la population durant la guerre civile et jusqu’à l’arrivée au pouvoir des Talibans. Il publie son premier livre chez Autrement, Afghans, peuple déchiré : 1992-2002, cosigné avec le chercheur Gilles Dorronsoro.

De retour en France, il se détourne de la photographie de conflit et entame un travail au long cours Destins de harkis - Aux racines d’un exil, raconté par le prisme des femmes et filles qui ont dû suivre leurs hommes en abandonnant l’Algérie. Ce travail, publié en 2003 aux éditions Autrement a été exposé aux Archives municipales de Marseille, au Musée de l’Armée des Invalides à Paris et au Mémorial de Caen.

Durant ces années de grands reportages, Stéphan Gladieu se forge un style personnel basé sur le portrait, alliant recherche esthétique et rigueur du travail documentaire. Il est invité en 2009 par la Galerie Artcurial-Paris, a exposé une série de portraits réalisés au cours de ses voyages « We have just met ».

Parallèlement, il initie plusieurs travaux personnels en partenariat avec des institutions telles que Roland Garros, où il documente de 2004 à 2006 les coulisses de la compétition sportives (Fenêtre sur Courts - Intervalles, 2007) ; Plaine Commune-Gand Paris, avec qui il réalise la série « Portraits du 93 » sur les principaux acteurs de la scène hip-hop en Seine-Saint-Denis et qui sera exposée au Stade de France et à la Gare du Nord ; ou encore la Banque Mondiale avec qui il publie deux ouvrages : La République centrafricaine : Espoir et résilience (2017)  et Les femmes : L’avenir de l’Afrique (2018).

Aujourd’hui, il se concentre principalement sur la réalisation de séries personnelles de portraits traitant de faits historiques, anthropologiques ou sociologiques peu connus du grand public (le génocide des Hereros en Namibie, les sociétés secrètes du Benin, la vie quotidienne des Nord-Coréens…).

Cette dans cette citation de Victor Hugo « La forme c’est le fond qui remonte à la surface » que Stephan Gladieu inscrit sa démarche photographique. En effet, chacun des personnages et des décors qu’il associe avec rigueur interroge la notion d’identité. Stephan développe son travail de portraitiste en créant des représentations iconiques, lumineuses et décalées, brouillant les cartes entre fiction et réalité. L’utilisation des couleurs, survitaminées ou surannées selon la nécessité du récit, est au cœur de son écriture photographique. La sérialité du portrait lui permet de créer une fable sans décorum superflu, dans un temps figé pour restituer un concentré de réalités.

Son travail est régulièrement exposé et publié, en France comme à l’international. Il est représenté par la Galerie Olivier Castaing/School Gallery, à Paris et la galerie Artco, en Allemagne,Afrique du Sud et Etats-Unis.

 

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