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Acquisition d’un Trésor national : le Bréviaire de Saint-Louis de Poissy

Saint Louis en majesté

Classé Trésor national, cet exceptionnel manuscrit enluminé de 600 feuillets de parchemin a été commandé vers 1310-1315 par le roi Philippe le Bel à l’enlumineur royal Richard de Verdun.

Livre liturgique contenant l’ensemble des textes permettant de célébrer chaque jour les offices, ce bréviaire se démarque par l’importance accordée à la dévotion au roi Louis IX, connu sous le nom de saint Louis depuis sa canonisation en 1297. Considéré comme le saint protecteur de la famille royale, saint Louis est un roi très populaire. Au cours de son règne, de 1226 à 1270, il réforme profondément la justice de son royaume, œuvre pour une meilleure politique économique et favorise l’éclosion d’un renouveau artistique. Connu pour sa piété, il achète des Reliques du Christ dont celles de la Vraie Croix, de la Couronne d’épines ou de la Sainte Lance et fait édifier la Sainte-Chapelle, écrin de verre et de lumière, pour les abriter.

Philippe le Bel, petit-fils de Louis IX qui a à cœur de promouvoir le culte du saint roi, fonde en 1304 l’abbaye Saint-Louis de Poissy sur le lieu de baptême de son aïeul. C’est à l’attention de sa cousine, Marie-Clermont Bourbon, religieuse de l’abbaye, qu’il fait réaliser ce bréviaire.

Ce manuscrit est unique d’un point de vue iconographique puisqu’il contient des enluminures inédites, comme celle de la procession qui transporta la relique du crâne de saint Louis de l’abbaye de Saint-Denis à la Sainte-Chapelle à Paris, le 17 mai 1306. Il est aussi très riche sur un plan artistique et fait le lien entre deux œuvres majeures de l’enluminure française, le Bréviaire de Philippe le Bel, peint par Maître Honoré à la fin du XIIIe siècle et le Bréviaire de Belleville peint par Jean Pucelle vers 1323-1326, tous deux conservés à la BnF.

Richard de Verdun s’est inspiré de Maître Honoré pour la vivacité de mouvement, l’expressivité des visages et le rendu de la végétation. Mais il s’en distingue par la luxuriance de grotesques et de scénettes au bout des baguettes décoratives, éléments caractéristiques des manuscrits du Nord et de l’Est de la France à la fin du XIIIe et au début du XIVe siècle.

Rénovation de la Salle Ovale du site Richelieu

Salle Ovale, Richelieu

La Salle Ovale est située sur le site Richelieu de la BnF, berceau historique de la Bibliothèque. Joyau architectural de la fin du XIXe siècle, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Commencée par l’architecte Jean-Louis Pascal à la fin du XIXe siècle, elle fut achevée par son disciple Alfred Recoura en 1936.

Cette salle de lecture, impressionnante par son volume (45 mètres de long, 18 mètres de haut), émerveille par son cachet avec ses murs couverts de livres et son immense verrière délimitée par une grande voussure percée de 16 œils-de-bœuf vitrés. Les travaux de restauration porteront sur cette verrière afin d’offrir le passage d’une lumière naturelle qui facilitera le confort des lecteurs. Ils permettront également la remise en état des magnifiques boiseries sculptées datant du XVIIIe siècle, des peintures et du circuit électrique.

La salle Ovale ainsi restaurée sera à la pointe des nouvelles technologies et offrira à un large public une documentation de référence, d’accompagnement et d’introduction aux disciplines couvertes par les collections du site : Arts du spectacle, Cartes et plans, Estampes et photographie, Manuscrits, Monnaies, médailles et antiques.

La restauration de la Salle Ovale s’inscrit dans le cadre de la rénovation du site Richelieu qui a débuté en 2010 et devrait s’achever en 2019. Mené par l’architecte Bruno Gaudin, le projet concilie la rénovation complète des bâtiments, des salles et de leurs décors, avec des aménagements contemporains afin de mieux répondre aux enjeux culturels du monde de demain, pour le plus grand confort des lecteurs et visiteurs.

Restauration du Roman de la rose, manuscrit français

Songe et pélerinage de Guillaume de Lorris

Œuvre à succès du Moyen-Âge français, le Roman de la Rose est un poème allégorique et didactique qui s’inscrit dans la veine des grands romans courtois de l’époque, à l’image de Tristan et Iseut. Commencé par Guillaume de Lorris vers 1230 et poursuivi par Jean de Meun quarante ans plus tard, il rassemble deux conceptions de l’amour.

La première partie, un Art d’Aimer par Guillaume de Lorris, décrit dans le cadre fictif d’un songe, la tentative d’un amant pour s’emparer de l’objet aimé, représenté par une rose au cœur d’un verger. L’amour physique est présenté de manière plus allègre dans la deuxième partie du roman, le Miroir aux Amoureux, écrit par Jean de Meun. Il est aussi prétexte à une satire de la société, des ordres monastiques et des femmes. Ainsi, à la première partie poétique, courtoise et allusive s’oppose la seconde, érudite, digressive et rhétorique.

Au début du XVe siècle, les conceptions exposées dans le Roman de la Rose suscitèrent la première querelle de l’histoire littéraire française, notamment sur la question des femmes. Christine de Pisant critiqua ainsi vivement les positions « antiféministes » prises par Jean de Meun tandis que Jean de Gerson lui reprocha son manque de respect pour la religion et sa liberté outrancière de langage.

La Bnf conserve plusieurs manuscrits du Roman de la Rose. L’exemplaire à restaurer a été réalisé en 1410-1415 à Paris. Sa reliure en veau marbré date quant à elle du XVIIIe siècle. Il est l’un des plus anciens à proposer, à la fin de l’ouvrage, deux textes religieux attribués à Jean de Meun dans lesquels l’écrivain est supposé se repentir de la grivoiserie de la conclusion du Roman de la Rose. La présence de ces textes montre combien, après la querelle du Roman de la Rose, il n’était plus possible d’aborder cet ouvrage sans quelques précautions intellectuelles.

Le montant de la restauration du Roman de la rose est estimé à 3 000€.

Action pédagogique et diversification des publics

Visite de l´exposition L´âge d´or des cartes marines - Quand l´Europe découvrait le monde par l´association Décider © Béatrice Lucchese / BnF

Visite de l'exposition L'âge d'or des cartes marines - Quand l'Europe découvrait le monde par l'association Décider

Soucieuse de partager ses richesses patrimoniales et ses savoir-faire, la BnF propose des projets adaptés à tous. De nombreuses activités de découverte des collections et expositions permettent de construire ou reconstruire avec chacun une relation active à la culture, faite de rencontres et de moments de partage autour des œuvres ou des ateliers proposés.

Ces derniers s’adressent aussi bien aux publics éloignés de la culture qu’aux scolaires, de la maternelle aux classes préparatoires.

À titre d’exemple, la BnF organise chaque année des visites gratuites d’expositions, des ateliers d’écriture, des lectures publiques, des débats autour de films documentaires, des rencontres avec des écrivains, des visites de ses bâtiments...

La BnF s’investit également aux côtés de nombreux porteurs de projets et noue des partenariats avec de grandes institutions telles que le ministère de la Justice, l’hôpital Saint-Anne ou encore le Secours Populaire.

La Bibliothèque fait partie du réseau de la mission Vivre ensemble qui regroupent 31 établissements culturels travaillant conjointement pour aller à la rencontre des publics peu familiers des institutions culturelles.

mardi 19 mai 2015

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