Événements et culture

Séminaire Sound Studies

 

Séminaire

Tandis que les écrans - ordinateurs, smartphones, consoles, etc. - accaparent une place croissante de notre temps libre et de notre attention, quelle place occupe l’écoute dans notre rapport au monde ? Ou plutôt, le monde qui nous environne s’appréhende t-il différemment, dès lors que nous l’écoutons ? Que nous disent par exemple du dérèglement climatique le coassement des grenouilles vertes ? Pourquoi l’aboiement d’un chien est-il perçu aujourd’hui comme plus insupportable qu’un flot de circulation automobile en contexte urbain ? Le son d’un Stradivarius est-il objectivement supérieur à la sonorité d’un violon en carbone fabriqué à l’aide d’une imprimante 3D ? La voix synthétique d’un robot nous confronte t-elle à de nouvelles formes d’interactions avec les non-humains ? Car à y bien regarder – ou à y bien entendre ! - des phénomènes aussi divers que l’industrialisation et l’urbanisation, les politiques raciales ou de genre, le post-colonialisme, l’écologie environnementale, les rapports de classe, la montée en puissance de l’Intelligence Artificielle, etc. s’inscrivent dans un ensemble où la diversité des expressions sonores constituent autant d’empreintes possibles du social.
En prenant appui sur les archives sonores de la BnF et sur des interventions de spécialistes et de passionnés des sons, ce séminaire mensuel dédié aux Sound Studies entreprend de revisiter le monde à partir de son écoute.

vendredi 23 mars 2018 18h00-19h00

Comment sonne un espace ? Propositions pour le milieu de l’éducation

Par Jérôme Staub (Coordinateur numérique et innovation, Réseau Canopé, Nouvelle Aquitaine, Doctorant Lyon 2)

La dimension sonore des espaces est une caractéristique qui reste relativement méconnue dans le milieu éducatif. Souvent associés à la musicalité et à travers elle à la discipline d’éducation musicale, les sons des lieux sont peu employés comme ressources pour comprendre les relations, les flux, les connections qui traversent un espace. Souvent les sons sont confondus exclusivement avec les bruits et les réglementations de niveaux sonores. Faire des sons, un objet géographique et une ressource d’apprentissages éducatifs est un défi qui peut être relevé grâce à la mémoire sonore des lieux et aux outils numériques.
À travers des applications de recueils d’ambiances sonores géolocalisées, il est possible de transcrire des parcours sonores et de les confronter à des ambiances passées. Cette démarche n’est pas sans poser des questions de qualités des données, de leur fugacité et finalement de leurs exploitations dans un cadre éducatif. Différents exemples seront interrogés et soumis à débat.

   

lundi 5 février 2018

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