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Événements et culture

Mozart, l'Europe et le temps des Lumières

Tzvetan Todorov et André Comte-Sponville avec Gérard Mortier

Conférence du 26 janvier 2006

Tzvetan Todorov (1re partie)

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39 min

Écouter la conférence :

André Comte-Sponville (2e partie)

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38 min

Écouter la conférence :

Résumé

Tzvetan Todorov évoque tout d’abord le caractère à la fois européen et très national des Lumières ; philosophes français, anglais, allemands et italiens se retrouvent autour de quelques idées fortes : émancipation et autonomie par rapport à la tutelle de la religion à laquelle ils veulent substituer la souveraineté du peuple, recherche du bonheur ici-bas (vs. Au-delà) servir le bien-être et l’universel, respecter la science et l’art. Pour Mozart qui est européen de fait (voyages langues, conditions de vie), c’est le passage par la franc-maçonnerie qui réunit ce nouvel idéal : une pensée qui reste déiste mais où la religion ne dicte plus les règles de la vie sociale. Le caractère élitiste des loges confirme aussi pour Mozart sa situation d’ « artiste gentilhomme » ; toutefois il prend avec ses librettistes des options de morale sociale où les serviteurs s’avèrent supérieurs aux maîtres et où le « héros » Don Juan ne se soumet ni à la morale des hommes ni à celle de Dieu.

Pour André Comte-Sponville, c’est à Kant, Hume et Voltaire que se rattache l’origine des Lumières : « Ose savoir, ai le courage de te servir de ta raison » nous dit Kant, « Nous vivons en ce monde pour apprendre, pour nous éclairer les uns les autres et pour essayer de faire progresser la science et les arts » nous dit Mozart.

Comte-Sponville évoque lui aussi la franc-maçonnerie comme lieu privilégié de la spiritualité laïque pour Mozart qu’il qualifie comme Pierre-Jean Jouve de musicien « mystique » proche de nous, car il ne fait plus de différence entre sacré et profane affirmant ainsi un humanisme progressiste et rationaliste.

Avec le soutien de la Fondation del Duca.

jeudi 24 février 2011

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