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Événements et culture

La Bastille ou « l’enfer des vivants »

Exposition

  • L’Enfer des vivans ou la Bastille - Événements des plus rares, ou l’Histoire du Sr Abbé Cte de Buquoy, 1719 © BnF, Arsenal

    L’Enfer des vivans ou la Bastille - Événements des plus rares, ou l’Histoire du Sr Abbé Cte de Buquoy, 1719

  • Informations pratiques

  • Bibliothèque de l’Arsenal

    du mardi au dimanche
    12h-19h
    fermé lundi et jours fériés

    entrée libre
    réservation obligatoire pour les groupes au 01 53 79 49 49 ou sur visites@bnf.fr

du 9 novembre 2010 au 13 février 2011 Bibliothèque de l'Arsenal

La Bastille, si présente dans la mémoire collective française, a disparu mais ses archives, conservées à la Bibliothèque de l’Arsenal, continuent à la faire vivre. Lors de la prise de la forteresse, les émeutiers précipitent dans les fossés les archives qui y sont gardées. Après diverses tribulations, elles sont récupérées en 1798 par l’administrateur de la Bibliothèque de l’Arsenal. Plus ou moins oubliées, elles sont peu à peu « dévoilées » au cours du XIXe siècle, acquérant une aura chargée de mystère.

Construite sous Charles V pour la défense de l’Est parisien, la forteresse a toujours joué le rôle de lieu d’incarcération ; mais c’est à partir du règne personnel de Louis XIV qu’elle devient cette « Bastille de droit divin », prison politique fonctionnant sur le mode du « bon plaisir » et du secret. Loin d’être réservée à une élite sociale et intellectuelle, comme on l’a souvent imaginé, la Bastille accueille des prisonniers de toutes classes, depuis les plus grands personnages jusqu’au petit peuple « maldisant ». L’exposition entend montrer au public l’écart entre les réalités dont témoignent les archives et les légendes qui sont attachées à la forteresse, donnant l’image réelle de la société d’Ancien Régime, jusqu’en ses dernières années.

Plusieurs pièces spectaculaires sont présentées, comme la maquette monumentale de la Bastille ou la « chemise » du célèbre prisonnier Latude portant un texte écrit avec son sang, mais surtout de fascinantes pièces d’archives. De ces documents souvent encore souillés de la boue des fossés, revêtus de signatures illustres ou couverts des humbles écritures des prisonniers, émane une émotion presque palpable.

mercredi 12 janvier 2011

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