Événements et culture

Archéologie de la Guerre : de la fouille à l’écriture de l’Histoire

Conférence

Centré sur l'apport de l'archéologie française ou d'archéologues français à l'Histoire, ce cycle de conférences envisage de traiter différents aspects de l'archéologie de la Guerre, au sens large (étude d'objets, fouille, archéologie des textes...), dans la lignée d'une série de manifestations faisant écho aux commémorations 1917-1918. Co-organisé par le service Histoire, le département des Monnaies, médailles et antiques et la direction des études de l'Ecole française d'Athènes, l'idée est de montrer à travers l'exposé de travaux récents comment archéologie, matériel archéologique ou épigraphie dialoguent pour créer un discours historique.

Coordination :
Vanessa Desclaux
, chargée de collection du département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, BnF
Frédérique Duyrat
, directrice du département des Monnaies, médailles et antiques, BnF
Tassos Anastasiadis
, directeur des études Grèce moderne et contemporaine, EFA

mercredi 22 novembre 2017 18h30-20h00

Les fouilles de fortins du désert oriental en Egypte

Par Bérengère Redon, Chargée de recherche au CNRS, UMR 5189 HiSoMA (Histoire et Sources des Mondes Antiques), directrice de la MAFDO.

Créée en 1994 par Hélène Cuvigny, la mission archéologique française du désert Oriental explore une région en marge de l’Égypte, située à l’interface entre la vallée du Nil et la mer Rouge. Le but de la mission est d’étudier l’occupation humaine du désert Oriental, l’exploitation de ses ressources, le développement de ses infrastructures (routes, fortins, stations) aux époques ptolémaïque (331-30 av. J.-C.) et romaine (30 av. J.-C.-IVes. ap. J.-C.), en se concentrant d’une part sur l’exploitation des carrières et mines de la région, et d’autre part sur l’aménagement et la surveillance des grandes pistes caravanières qui traversaient le désert jusqu’aux ports de Bérénice et Myos Hormos. Une dizaine de forts, extrêmement bien préservés, ont été explorés. Ils ont livré un matériel exceptionnel, dont plusieurs milliers d’ostraca. Ces découvertes renseignent l’historien sur la vie quotidienne de la petite société des fortins, qui ont accueilli une population mêlée et complexe, composée de soldats et de civils, de femmes et d’hommes, et même d’enfants, d’origine très diverses.

   

jeudi 12 octobre 2017

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