Événements et culture

Du passé au présent de l’éducation populaire : 3 associations témoignent

 

Ateliers

La conscience de la puissance d’action du peuple doit beaucoup à l’éducation populaire. Imaginer de nouveaux modes d’accès à la connaissance, se (ré) approprier des savoirs confisqués … autant de rencontres possibles entre deux mondes dès le XIXe siècle et lors de moments forts comme le Front populaire. Aujourd’hui il convient de raviver la mémoire de l’éducation populaire et des associations nées dans la période de bouillonnement politique et intellectuel de l’après–guerre. En effet, cette mémoire s’est peu diffusée hors du monde des militants de l’éducation populaire, alors que sont inventées des formes d’accès au savoir qui permettaient à ceux qui n’avaient pas bénéficié d’un mode savant d’accès à la culture de comprendre le monde et d’imaginer des modes de relations qui interrogent de façon active la relation à la culture et au savoir.
Lors d’ateliers ouverts qui permettront un dialogue avec les participants, 3 associations d’éducation populaire témoigneront de leurs modes d’action et présenteront les outils, toujours d’actualité, qu’elles ont inventés.
Suivront 3 autres ateliers en salle 70 autour des matériaux historiques de l’éducation populaire, les jeudis 12 avril, 3 mai et 14 juin 2018.

jeudi 11 janvier 2018 14h30-17h00

Fédération des centres sociaux

Fédération des centres sociaux : Serge Gerbaud, grand témoin, militant de l’association « Mémoires vives » qui recueille la mémoire des militants et les archives des centres sociaux.

Dès la fin du XIXe siècle, les centres sociaux vont intervenir dans le temps de vie « hors travail » pour améliorer la condition ouvrière. Alors que la France de l’après-guerre, dans les années cinquante, se couvre de grands ensembles, à la périphérie des villes, dans des quartiers peu équipés en commerces et lieux de vie, les habitants apprennent à prendre la parole dans les centres sociaux pour faire émerger des modes d’organisation collectives qui améliorent leurs conditions de vie : ateliers de construction de meubles, laveries collectives, activités culturelles portées par les habitants. Ils s’inscrivent ainsi dans la tradition de l’éducation populaire et de l’émancipation culturelle. Aujourd’hui la précarité entraîne une difficulté à construire un imaginaire de transformation. Et si d’un monde en crise, émergeaient des pratiques qui remettent l’humain au centre ? C’est de ces expériences qui se sont inventées hier et se poursuivent aujourd’hui dont témoignera Serge Gerbaud.

   

mardi 12 décembre 2017

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