La BnF

Découvrez la zone rénovée du site Richelieu

Une première partie du site Richelieu est de nouveau ouverte aux lecteurs et aux visiteurs depuis le 15 décembre 2016. Salles de lecture rénovées, lieu d'exposition : les différents espaces ouverts dès cette date constituent un parcours de découverte qui sera complet à l’issue des travaux prévue en 2020.

Informations pratiques

 

Le site est ouvert au public de 9h à 20h du lundi au samedi. Les espaces publics (hors salle de lecture) sont librement accessibles à la visite.

Au sein du vestibule Labrouste sont regroupés les principaux services à destinations des visiteurs et des lecteurs :

  • l’accueil général,
  • le service d'accréditation pour les lecteurs de la BnF et de l'INHA,
  • le service de reproduction de documents,
  • un espace détente,
  • les caisses,
  • et les vestiaires.

Des visites guidées (incluant un aperçu de certaines salles de lectures) seront également proposées à partir de février 2017.

En savoir plus

 
Visite
Parcours-découverte du site Richelieu

Après 5 années de travaux, la zone 1 du quadrilatère Richelieu retrouve sa splendeur.


À noter

Les lecteurs des départements des Manuscrits et des Arts du spectacle sont accueillis dans les salles rénovées. Des espaces provisoires permettent d'accueillir les lecteurs des départements des Estampes et de la photographie (en salle Labrouste) et des Monnaies, médailles et antiques (salle au rez-de-chaussée de l'aile Colbert) pendant la phase 2 des travaux.

Jusqu'en 2020, la salle de lecture des Cartes et Plans se trouve sur le site François-Mitterrand en salle R.

Découvrez les nouveaux espaces rénovés

En travaux depuis 7 ans, les bâtiments situés le long de la rue de Richelieu datent pour l’essentiel du XIXe siècle. C’est dans cette zone que l’on trouve les réalisations emblématiques d’Henri Labrouste, architecte qui se voit confier le chantier de reconstruction de la Bibliothèque impériale en 1854.
Labrouste va développer des partis pris novateurs pour l'agrandissement de la Bibliothèque impériale. Il édifie notamment la nouvelle salle de lecture et le magasin central.

La Bibliothèque nationale sera célébrée pour son modernisme et l'ingéniosité de sa conception, dont l'architecture sera copiée dans le monde entier : plus qu'un lieu, Labrouste y a créé un modèle durable auquel la restauration a redonné tout son éclat.

Bruno Gaudin, architecte chargé de la rénovation du site depuis 2008, veut s’inscrire dans la lignée des grands architectes de la bibliothèque. Il révèle l’histoire des lieux tout en dotant les espaces du confort moderne, pour ouvrir le bâtiment sur la ville et accueillir un public toujours plus large.

Ce film, réalisé par Jean-François-Roudot, coproduit par le Forum des images, l'Oppic, la BnF et l'NHA, présente la synthèse du chantier de rénovation du site Richelieu de 2010 à 2016 et sa préfiguration pour 2020. Durée : 14 min 34 s.

La cour d’honneur

 

Seule la façade du bâtiment d'accès aux salles de lecture a été rénovée pour l'instant. Ce bâtiment fut construit en 1867 par Henri Labrouste. À l’issue des travaux en 2020, l’ancien pavage de la cour d’honneur sera restitué. En surplomb de la cour, la nouvelle galerie de verre conçue par l’architecte Bruno Gaudin offre désormais aux visiteurs une vue plongeante inédite sur cette cour.

 

À l’image de l'ensemble du site Richelieu, la cour d’honneur est bordée d’édifices appartenant à des époques différentes. Elle conserve dans sa partie centrale une façade du XVIIIe siècle classée monument historique, seul vestige extérieur des travaux de l'architecte Robert de Cotte. L'aile nord, à gauche de l’entrée, également élevée par Jules-Robert de Cotte sur les plans de son père, fut reconstruite en 1877, par l’architecte Pascal, sur le modèle ancien.

C'est à Henri Labrouste que l’on doit les façades néoclassiques sud et ouest de cette cour, élevées entre 1870 et 1872.

La Galerie de verre

 

La galerie de verre conçue par l’architecte Bruno Gaudin relie désormais les espaces accessibles au public au premier étage de la Bibliothèque et offre aux visiteurs une vue plongeante inédite sur la cour. Elle mène à la salle de lecture des Manuscrits et à l’issue des travaux en 2020, elle reliera les deux parties du site l’ensemble des espaces muséaux. Cette galerie permet de créer un parcours cohérent sur l’ensemble du premier étage, et s’inscrit pleinement dans la volonté d’ouvrir largement le site.

Henri Labrouste lui-même avait installé en son temps une galerie de liaison en bois. La création de Bruno Gaudin en constitue la réinterprétation moderne.

Le vestibule Labrouste, la salle Labrouste et le magasin central

Le vestibule Labrouste

 

Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, le hall, accessible depuis la cour d'honneur, a été entièrement restauré.

Son esthétique fait écho aux vestiges de Pompéi et aux tombeaux étrusques : dallage du sol en marbre clair avec cabochons ronds rouge et bordure verte sur le pourtour, revêtements en pierre dure des murs et bas-reliefs incrustés de disques en marbre poli.

La Salle Labrouste

 

Classée monument historique depuis 1983, cette salle réalisée entre 1861 et 1868, pièce maîtresse d’un grand projet de réorganisation de la Bibliothèque nationale, est le chef-d’œuvre de l’architecte Henri Labrouste. La bibliothèque de l’INHA y est désormais installée. Elle couvre près de 10 000 m² et propose 400 places de lecture. Un espace provisoire permet d'accueillir les lecteurs des départements des Estampes et de la photographie.
Dans le cadre des travaux de rénovation, conduits sous la supervision de l’architecte Bruno Gaudin et l’architecte en chef des Monuments historiques Jean-François Lagneau, c'est toute la structure mais aussi les peintures, le plancher et le mobilier qui ont été rénovés. Ils ont été nettoyés en profondeur afin de redonner à la salle sa splendeur d'origine, sans modifications.

 

Henri Labrouste reprend le principe d’une structure métallique, expérimentée pour la bibliothèque Sainte-Geneviève, mais dans un registre formel totalement différent, rappelant ici l’Orient byzantin. La salle est éclairée par neuf coupoles revêtues de carreaux de faïence qui diffusent une lumière uniforme dans la salle. Les coupoles reposent sur des arcs en fer ajourés retombant sur seize colonnes de fonte élancées, contribuant à l’effet de légèreté extraordinaire de cet espace. En 1864, le paysagiste Alexandre Desgoffe réalisa les tableaux au-dessus des rayonnages latéraux qui représentent une nature verdoyante, destinés à inspirer aux lecteurs une sensation de calme et de détente…Trente-six médaillons d’hommes de lettres de tous pays ornent le pourtour de la salle.

Initialement, la salle était dépourvue d'éclairage artificiel, par crainte des risques qu'aurait pu faire courir un éclairage au gaz. Lors de l'arrivée de l’électricité, dans les années 1920, furent installées des lampes qui ont été conservées, certaines dotées d'abat-jour en opaline.

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  • © Jean-Christophe Ballot/BnF/Oppic/Inha/Enc (agrandir l'image)
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Le magasin central

 

Derrière la salle Labrouste, les deux cariatides monumentales du sculpteur Joseph Perraud marquent l’entrée du cœur fonctionnel des installations de Labrouste : le grand magasin central. Pour la première fois de son histoire, ce magasin va être accessible aux lecteurs, sur trois niveaux. La bibliothèque de l'INHA offre au sein de cet espace une soixantaine de places de lecture et la possibilité de consulter en accès libre plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages en histoire des arts.

Bruno Gaudin et Jean-François Lagneau l’ont restauré en lui restituant son apparence d’origine et ont répondu à cette nouveauté majeure dans l’histoire du lieu, l’ouverture au public. Bruno Gaudin a ainsi conçu une série de meubles contemporains : des présentoirs, des postes de consultation debout, des places individuelles de lecture assise totalement intégrés au sein des rayonnages historiques ainsi qu'une série de tables de trois, quatre ou six places.

Créé en 1865, le magasin central des imprimés est à l’époque révolutionnaire dans sa conception. Il marque la séparation entre les espaces de lecture et les espaces de stockage mais reste cependant visible de la salle.

Avec 4 étages et un sous-sol, 2m30 de hauteur par étage pour éviter les échelles, des niveaux en caillebotis pour que la lumière y pénètre depuis le toit vitré, des liaisons pratiques entre toutes les sections, ce magasin fera référence pendant de longues années. Il conservera les collections d'imprimés pendant 130 ans avant leur déménagement en 1998 vers le site François-Mitterrand.

Conçu pour abriter un million deux cent mille volumes, le magasin est déjà insuffisant dès son inauguration. Mais sa conception verticale, sa proximité avec la salle de lecture et un ingénieux système de transport des ouvrages permettent une efficacité et une rapidité de service impossibles jusqu'alors.

Les nouvelles salles du département des Arts du spectacle

Avec son installation définitive sur le site Richelieu, le département des Arts du spectacle trouve aujourd’hui sa place naturelle au cœur du Paris des théâtres, à deux pas de la Comédie-Française et de l’Opéra Garnier, tout près du Théâtre du Palais-Royal et des théâtres des boulevards. Ses fenêtres donnent sur le square Louvois où s’élevait l’Opéra au début du XIXe siècle. Le public en s’y rendant est invité à découvrir, outre la richesse des collections, trois salles exceptionnelles.

La Rotonde des Arts du spectacle

 

La Rotonde est un nouvel espace d’exposition ouvert au public et dédié aux collections des Arts du spectacle. L’aménagement et le décor d’origine, conçus et réalisés par Henri Labrouste entre 1870 et 1875, ont été préservés, et restaurés.

Ce lieu autrefois secret devient  un lieu de visite ouvert à tous et donne un avant-goût du parcours muséographique qui se déploiera à l’issue de la rénovation globale du site en 2020. Il est aussi un lieu de passage pour rejoindre la Galerie de verre et la vue sur la Cour d’honneur, ainsi que la salle de lecture du département des Manuscrits.

 

Sarah Bernhardt par Jules Masson, 1889

Une quarantaine de pièces choisies principalement parmi les collections du département des Arts du spectacle sera présentée dans cet espace. Certaines œuvres seront exposées en permanence comme le portrait de la célèbre tragédienne Rachel ou le buste en bronze d’André Antoine, inventeur de la mise en scène moderne. D’autres, pour des raisons de conservation, seront exposées à tour de rôle. Pour l'ouverture ont été sélectionnées, par exemple, le manteau brodé et ornée de pierreries de Sarah Bernhardt pour Théodora, une marionnette de style birman de la collection Edward Gordon Craig et une maquette en volume de René Allio pour le Tartuffe de Roger Planchon. Des tiroirs accessibles à tous permettent de découvrir des documents graphiques ou des manuscrits, ainsi préservés d’une exposition trop forte à la lumière.


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La Galerie Auguste Rondel

 

Grâce à une large porte vitrée, la Rotonde offre une perspective sur la Galerie Auguste Rondel, magnifique magasin du XIXe siècle, où est désormais conservé l’essentiel de la collection d’Auguste Rondel, mécène passionné à l’origine des fonds du département des Arts du spectacle.

 

Cet ancien magasin de la Réserve des livres rares a été aussi construit par Henri Labrouste entre 1870 et 1872. C’est un espace imposant, long de 44 mètres et large de 9 mètres 60, dont les poutres en métal et les compartiments du plafond sont peints en gris et rouge. Sur certaines solives figurent le nom de personnalités ayant marqué l’histoire de la Bibliothèque. Les murs sont habillés de lambris de chêne sur toute la hauteur. Au bout de chaque travée, des vitrines-pupitres permettaient d’exposer les reliures les plus précieuses de la Réserve et sont désormais dédiées aux collections des Arts du spectacle.

La salle de lecture du département des Arts du spectacle

 

Entièrement redessinée et réaménagée par l’agence Gaudin, elle offre désormais, grâce à la douceur naturelle des bois clairs du décor et du mobilier, un cadre sobre et confortable, propice à l’étude. Dotée d’une superficie de 200m2, elle compte vingt-huit places de lecture dont six adaptées à la consultation de documents de grand format (affiches, maquettes…). Deux postes audiovisuels permettent de visionner les captations de spectacle conservées par le département. Dans l'espace « salon », on peut feuilleter les nouvelles acquisitions et une sélection de revues. En accès libre, une offre enrichie et renouvelée de près de 5 000 ouvrages embrassent les différents arts de la scène.

Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle, présente le nouvel aménagement en évoquant la richesse et la variété des collections. Réalisation : La Mandarine. © BnF, 2016. Durée : 4 min 36 s

La salle de lecture du département des Manuscrits

 

Une ouverture vitrée réalisée par l’architecte Bruno Gaudin permet d’admirer la salle du département des manuscrits, désormais restaurée. Inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle a notamment bénéficié de la générosité du mécène américain Mark Pigott, pour la restauration du parquet Versailles en chêne.

Située au premier étage de l’aile Robert de Cotte, la salle fut aménagée par Jean-Louis Pascal de 1880 à 1886.
Cette belle salle d’une superficie de près de 350 m² est percée de fenêtres ouvrant sur la cour d’honneur. Les rayonnages en chêne mettent à disposition les ouvrages en accès libre. À mi-hauteur, une coursive en bois repose sur des consoles sculptées. La salle est desservie par deux remarquables escaliers à vis, très ouvragés.

Isabelle Le Masne de Chermont, directrice du département des Manuscrits, présente l'histoire de cette salle et retrace les grandes étapes de sa restauration. Réalisation : La Mandarine. © BnF, 2016. Durée : 4 m 40 s

mardi 11 avril 2017

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