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La Base patrimoine

La Base patrimoine est l’une des plus importantes base bibliographiques françaises. Elle a vocation à signaler les documents conservés dans des fonds anciens, locaux ou spécialisés sélectionnés pour leur richesse, leur originalité.

Ceux-ci peuvent être conservés dans des bibliothèques territoriales, de musées, d’archives, de ministères (hors établissements relevant du Ministère de l’Enseignement supérieur).

Les notices, chargées généralement par fonds, ne sont pas dédoublonnées afin de respecter les particularités de chaque exemplaire (appartenance à un fonds, reliure, provenance, notes manuscrites, lacunes).

Le portail du CCFr dispose d’un formulaire de recherche spécifique pour de la Base patrimoine, offrant des critères supplémentaires (recherche géographique, par établissement, etc.).

Extrait du rapport d’activité 2016

Fin 2016, la Base patrimoine regroupait les conversions rétrospectives des catalogues de fonds anciens, locaux ou spécialisés de plus de 200 bibliothèques, territoriales ou spécialisées, soit près de 6 millions de notices (+6% par rapport à fin 2015).

En tout, ce sont plus de 1,4 millions notices qui ont été traitées en 2016 (ajouts, corrections et suppressions). En 2016, les notices de douze bibliothèques municipales et deux bibliothèques spécialisées (Saulchoir et Prytanée militaire de La Flèche) ont été chargées dans la Base patrimoine. Plusieurs opérations de conversion rétrospective sont en cours : bibliothèques municipales classées d’Albi, Colmar, Nancy, Nîmes, Périgueux, mais aussi Carcassonne et Pontarlier et la bibliothèque patrimoniale du Château de Pau. Par ailleurs, quatre bibliothèques municipales classées ont mis à jour leurs fonds (Le Mans, Pau, Troyes et Valence). Les demandes de participation volontaire sans condition de soutien financier sont en augmentation et contribuent à la diversification des collections offertes.

 

Historique

Au début des années 1990, le Ministère de la Culture avait lancé des campagnes d’informatisation des catalogues. 50 bibliothèques municipales et 27 bibliothèques universitaires en avaient bénéficié pour leurs fonds anciens (avant 1811), locaux ou spécialisés, sélectionnés pour leur richesse ou leur originalité.

Les fonds retenus avaient des provenances diverses : confiscations révolutionnaires des bibliothèques du clergé et de la noblesse ; dons et legs ; acquisitions en relation avec une personnalité ou l'histoire locale ; dépôt légal d'imprimeurs en région. Les catalogues qui les décrivent avaient été rédigés sur des supports variés (registres, catalogues imprimés, fiches manuscrites ou dactylographiées) et suivant des règles plus ou moins précises, selon les époques.

Ce sont ainsi des millions de notices qui ont été informatisées – « rétroconverties ».

Depuis plusieurs années, la BnF, en concertation avec le ministère de la Culture, a relancé ce programme d’aide en faveur du patrimoine des bibliothèques dans le cadre de sa politique de coopération. Ses équipes apportent un aide technique et financière aux bibliothèques qui souhaitent rétroconvertir les fonds qu’elles conservent (à l’exception des bibliothèques de la sphère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, soutenues par l’Agence bibliographique de l’Enseignement supérieur / ABES). Des formations spécifiques sont offertes.

Les notices informatisées issues de ces opérations conjointes continuent d’enrichir la Base patrimoine du CCFr. De même, celle-ci accueille les notices de collections patrimoniales d’institutions qui ont d’elles-mêmes procédé à ce type d’opération.

Sources musicales

La collection « Patrimoine musical régional », lancée en 1988 sur une initiative du ministère de la Culture, visait à recenser l’ensemble des sources musicales manuscrites et imprimées des XVIIe et XVIIIe siècles. L’opération a permis la publication de trente-six catalogues décrivant les fonds de musique notée conservés dans dix-huit régions, au sein de bibliothèques ou d’autres institutions telles que les musées, les conservatoires ou les théâtres... Pour garder la cohérence des fonds, certaines collections ont été traitées en intégralité, par exemple jusqu’au XIXe siècle pour le fonds de musiques de vaudevilles et de mélodrames de la bibliothèque municipale de Lille et jusqu’au XXe siècle pour le fonds du Grand Casino de Vichy.

À la suite de l'opération de rétroconversion assurant la reprise de l’ensemble des informations disponibles sous forme papier, y compris les renseignements complémentaires décrits dans les nombreux index et les incipits musicaux, ce sont 34 000 notices qui ont été intégrées au CCFr.

À ce premier ensemble se sont ajoutées des collections majeures telles que la collection de partitions d’Albert Sarrazin conservée à la bibliothèque de Moulins, portant à près de 40 000 le nombre de documents signalés : partitions imprimées, manuscrites, livres et manuscrits. Depuis, les enrichissements de la Base patrimoine contribuent également à l’accroissement de cette base, avec par exemple, en 2017, l’ajout des fonds versaillais et rouennais.

L’interface Sources Musicales du CCFr permet également d’interroger la partie équivalente du Catalogue général de la BnF sous l’appellation BnF-Musique.

jeudi 8 mars 2018

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