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Archives sonores

Le « disque » et l’édition phonographique

Le département de l’Audiovisuel conserve une collection d’environ un million d’enregistrements sonores, qui  remonte aux origines de l’enregistrement (1877). Il s’agit d’une des toutes premières collections au monde, consultable en Bibliothèque de recherche.

Produit de l’édition phonographique, le « disque » (terme couramment employé pour tous les supports d’enregistrement) représente la majeure partie de cet ensemble. En sus du dépôt légal, les dons et les achats représentent une partie importante de cette collection. 

 Le dépôt légal institué en 1938 couvre toutes les productions musicales, mais aussi parlées, ainsi que les sons naturels, les bruitages…qu’elles soient nationales ou internationales, dès lors qu’elles sont diffusées en France.

Ces productions sont représentatives de tous les genres éditoriaux,  de toutes les époques et de tous les supports liés à l’édition phonographique : cylindres, rouleaux de piano mécanique, disques 78 tours, microsillons, cassettes audio, disques compacts, fichiers numériques…

Une des plus riches collections au monde de catalogues de marques phonographiques recensant les références commerciales des phonogrammes édités par les maisons de disques, telles que Pathé, Columbia, Gramophone…, et remontant au début du 20ème siècle, offre un outil indispensable d’identification des références de disques.

Cet ensemble constitue une mémoire et un miroir irremplaçable de l’édition phonographique : source pour l’histoire des politiques éditoriales, l’histoire des techniques, l’histoire du goût et de la réception… Autant d’histoires qui restent à construire… On peut citer les enregistrements de discours politiques par les marques « Piatiletka » ou « La voix des nôtres »,  proches des partis de gauche dans les années 30, ou les femmes écrivains dont les œuvres ont été enregistrées par les Editions des Femmes dans les années 80.

En particulier, pour la musique, des fonds particuliers provenant de dons et d’achats constituent des ensembles intéressant la recherche dans des domaines spécifiques : fonds Charles Delaunay pour le jazz, fonds Ferrant, fonds Godovitch, Dumazert ou Ruiz-Pipo pour la musique classique et l’opéra ; fonds Motskine pour la restitution de la musique baroque entre les années 1960 et 1980 ; don de l’ambassade du Brésil qui, outre le Brésil, illustre la richesse des répertoires d’Amérique du Sud ; la chanson française est, elle, largement représentée dans le fonds Caron. Certains dons concernent les discothèques personnelles de compositeurs et d’interprètes, tels que Reynaldo Hahn, Maurice Ravel, Francis Poulenc, Nadia Boulanger…

Les Urnes de l'Opéra

S’il est un fonds inattendu autant qu’exceptionnel, c’est bien celui des « urnes de l’Opéra ». Enfouis dans les sous-sols de l’Opéra Garnier en 1907, puis en 1912, à l’initiative de la branche française de la Gramophone, en présence des représentants du ministère de l’Instruction publique, 48 disques 78 tours et un gramophone furent disposés dans 5 urnes en plomb hermétiquement closes sous vide. Ces urnes avaient vocation à être ouvertes un siècle plus tard. Confiées à la Bibliothèque nationale de France en 1989, elles ont été ouvertes en 2008. On y trouve les grandes voix lyriques de l’époque : Tamagno, Caruso, Emma Calvé…

mercredi 14 octobre 2009

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