Événements et culture

Les Trésors de Richelieu

Conférence

La Bibliothèque nationale de France et l'Institut national d’histoire de l’art organisent la 7e édition de ce cycle, où conservateurs, chargés de collections, historiens de l’art, du spectacle, de la mode et de la musique, spécialistes des textes et restaurateurs partagent leurs savoirs avec un plus large public. A chaque conférence, des œuvres d’art, des manuscrits, des costumes ou des partitions musicales sortent exceptionnellement des magasins de la BnF et de l'INHA, pour être présentés en direct à l’aide d’une caméra, qui en reproduit les plus infimes détails sur le grand écran de l’auditorium de la galerie Colbert.

Cycle organisé par la BnF et l’Institut national d’histoire de l’art.

mardi 13 février 2018 18h15-19h30

Quand l’Histoire sacrée s’accorde à l’Histoire naturelle pour l’amour de Dieu : un manuscrit enluminé des Concordantiae caritatis d’Ulrich de Lilienfeld

Par Rémy Cordonnier, chercheur associé de l’Institut de Recherches Historiques du Septentrion (Université de Lille), responsable des fonds anciens de la Bibliothèque de l’agglomération du Pays de Saint-Omer et Laure Rioust, conservatrice au département des Manuscrits, service des Manuscrits médiévaux.

Composées vers 1355 par le moine autrichien Ulrich de Lilienfeld pour aider les prêtres dans leur tâche de prédication, les Concordantiae caritatis sont conçues comme une mise en relation picturale entre des passages de l’Histoire sainte, des scènes de la vie des saints et des éléments issus de la Création. Elles constituent une source iconographique exceptionnelle pour appréhender les liens symboliques, moraux et spirituels que le théologien du Moyen Âge établissait entre ces deux « bibliothèques » sacrées que sont les livres de la  Bible et le grand Livre de la Nature, dont la connaissance était transmise par les encyclopédies, les bestiaires, et les recueils d’auteurs de l’Antiquité.
L’ampleur de cette oeuvre et la complexité de son illustration expliquent sans doute qu’il en existe très peu de manuscrits complets enluminés. Celui de la BnF fut copié à Vienne en 1471 à partir d’un exemplaire aujourd’hui conservé à Budapest. Son histoire s’est récemment enrichie de découvertes réalisées lors de la réfection de la reliure par les ateliers de restauration de la BnF.

  

mardi 12 juin 2018

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