La Bibliothèque de l’Arsenal, avec la rue de Sully, la place du Père Teilhard de Chardin et le projet Mixité boulevard Morland -  - ©Thierry Ardouin/Tendance Floue - BnF
Terminé

L’édition de création 1930-1970. Le grand illustré, et après ?

La Bibliothèque de l’Arsenal, avec la rue de Sully, la place du Père Teilhard de Chardin et le projet Mixité boulevard Morland - - ©Thierry Ardouin/Tendance Floue - BnF

Après la crise des années 1930, le champ du livre de luxe se reconfigure. S’ouvre alors la période de ce que l’on considère en France comme l’âge d’or du « livre d’artistes ». Cette journée d’étude est ainsi consacrée à l’exploration de l’édition de création des années 1930 aux années 1970. Principalement édité par des galeristes, il affirme la littérarité du texte, sollicite des peintres au détriment des illustrateurs de métier ou des décorateurs, rejette l’édition de demi luxe.

Ainsi, dans la seconde moitié du XXe siècle, l’alliance de la poésie et de la peinture devient paradigmatique de ce que l’on a pu nommer « livres de peintre », « livres de dialogue » ou encore « grands illustrés ».

Nombreuses sont les études consacrées aux grandes figures de ce renouveau bibliophilique : il convient désormais de mettre en lumière des éditeurs moins flamboyants ou plus éphémères.

La production éditoriale des années 1930 au début des années 1980 ne se résume cependant pas à ces ouvrages. Il y a un « après », mais aussi un « autour » du « grand illustré », porté notamment par l’innovation typographique initiée dans le livre de poésie par Mallarmé en 1897 et faisant de celle-ci une des données de la littérarité du texte dans des livres que l’on pourrait qualifier de « livres (typo)graphiques ». Enfin, dans les années 1960, l’artist’s book traverse l’Atlantique pour devenir « livre d’artiste », au singulier, dont les articulations avec le substrat français restent à discuter : la théorie du texte et de l’histoire du livre sont-elles hors du champ de ce livre d’artiste ? Une production alternative semble en effet s’inscrire dans le double sillage des théories du texte et de l’intermedia tandis qu’une autre met en cause et en crise le livre, l’interroge, en procédant à sa réévaluation critique pour en explorer ou en détourner la forme objectale.

Sous la responsabilité de Sophie Lesiewicz, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet et Anne-Christine Royère, université de Reims Champagne-Ardenne.

Programme

9 h 30 – Accueil

10 h  – Introduction

Par Sophie Lesiewicz et Anne-Christine Royère

10 h 30 - 12 h 30 – Compléments à l’histoire de l’âge d’or du livre de peintre

Une approche bourdieusienne de l’illustration de l’entre-deux-guerres : quelques éléments pour nourrir le débat sur « le grand illustré, et après » ? Jean-Michel Galland (École nationale des chartes)
Les livres d’artistes à la Libération : autour de la collection Chadwyck-Healey (1944-1946), Irène Fabry (British Library, Londres)
Les livres de peintre publiés par les éditions Bordas 1944-1953, Jean Lissarrague (Éditions Écarts)

14 h - 15 h 15 – Écrivains/éditeurs, artistes du livre

Roberto Altmann, la Geste hypergraphique, Frédéric Acquaviva (Compositeur)
Robert Morel : faire des livres, une entrée en matières, Reine Bürki (ENSSIB)

15 h 30 - 17 h 30 – Le livre d’artiste en question

Ghérasim Luca et les livres-objets : « entrée libre », Sibylle Orlandi (Université Statale, Milan / Institut français Italia)
Paul Armand Gette. Un goût certain pour la publication, Didier Mathieu (Centre du livre d’artiste de Saint-Yrieix-la-Perche)
Christian Boltanski, premiers livres d’artiste, Didier Schulman, Aurélien Bernard (Bibliothèque Kandinsky)

 

Informations pratiques

tarifs et conditions d’accès
Entrée gratuite, sur réservation obligatoire au 01 53 79 49 49

Date et Horaires

Lundi 3 juin 2019
de 9 h à 18 h

 

Accès

Arsenal
1, rue de Sully Paris 4e

 

 

 

Photographie : © Thierry Ardouin / Tendance Floue / BnF