Département des monnaies, médailles et antiques

Le  département des Monnaies, médailles et antiques, ancien Cabinet des médailles, possède l’une des plus remarquables collections mondiales de monnaies et médailles, mais aussi une collection d’antiquités du Proche-Orient ancien, de la Grèce, de Rome et des antiquités nationales. Une bibliothèque spécialisée de près de 100 000 références et un important fonds d’archives et de manuscrits offrent un environnement idéal pour étudier la numismatique, l’archéologie, l’histoire de l’art et des techniques ainsi que l’histoire des collectionneurs et des collections.

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Département des Monnaies, médailles et antiques

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Histoire du département 

Le département des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France ou «Cabinet des médailles» est né de la collection des rois de France. Dès le Moyen Âge, Philippe Auguste, Jean le Bon ou Charles V avaient rassemblé toutes sortes d’objets anciens précieux et rares : manuscrits, orfèvrerie, pierres gravées et déjà sans doute des monnaies antiques, désignées sous le nom de «médailles». À partir de Henri IV, on passe du cabinet privé d’un amateur à une collection «nationale», sinon publique. 

Le cabinet des médailles sur Gallica

Apollon, protecteur des Muses. Décor du Cabinet du roi ou cabinet des médailles.

Le véritable essor a commencé avec Louis XIV. Héritier, entre autre, du Cabinet de curiosités de son oncle, Gaston d’Orléans, le Roi-Soleil ne cesse de l’accroître d’achats de ses envoyés à l’étranger ou de collections entières. De la Bibliothèque, rue Vivienne, qui l’abrite depuis 1667, il le fait même venir à Versailles pour pouvoir y passer un moment tous les jours.
Au XVIIIe siècle, le Cabinet revient à Paris. Jules-Robert de Cotte aménage pour lui un espace doté d’un décor peint par les meilleurs peintres de l’époque, François Boucher , Carle Van Loo et Joseph Natoire, dans un programme autour des Muses et de leurs protecteurs. Les savants s’y pressent de toute l’Europe ; la science naissante de l’archéologie y trouve une riche documentation et l’un de ses pionniers, le comte de Caylus, lui fait don de tous ses antiques.

La Révolution apporte au Cabinet des médailles des objets d’art exceptionnels, prélevés ou sauvés de la destruction, provenant des trésors de Saint-Denis, de la Sainte-Chapelle et d’autres lieux. 
Au XIXe et au début du XXe siècle, le Cabinet de la Bibliothèque «impériale» puis «nationale» fait de nombreuses acquisitions et reçoit de grandes donations. La collection de monnaies et d’antiques rassemblée par le duc de Luynes, entrée en 1862, en est le plus célèbre exemple.

En 1917, le département des Monnaies médailles et antiques s’installe dans la nouvelle aile de la BnF sur le site Richelieu créée par l’architecte Jean-Louis Pascal pour accueillir le musée, le décor du cabinet du XVIIIe siècle désormais appelé salon Louis XV et de nouveaux espaces de conservation et d’étude, dont la salle de lecture appelée salle Barthélemy du nom d’un garde du Cabinet du roi  du XVIIIe siècle. Le département n’a plus quitté ces espaces depuis 1917.

 

 


 

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