Europe

L’Europe  est l’un des axes majeurs de la politique internationale de la BnF. Cette stratégie européenne multiforme se concrétise par des partenariats bilatéraux solides avec ses homologues européens, une implication constante dans le développement et l’enrichissement d’Europeana ainsi que la participation à de nombreux projets européens de contenus, de recherche et de développement.

Europeana

Europeana permet de découvrir, partager, utiliser et voyager parmi les collections patrimoniales de bibliothèques, archives, musées et instituts audiovisuels européens : livres, manuscrits, photographies, tableaux, émissions de télévision, films, sculptures, objets, partitions, enregistrements sonores, objets 3D…

Europeana, une initiative culturelle unique

En 2005, à l’initiative de la France, les États membres de l’Union européenne et la Commission européenne se fixent comme objectif de développer une bibliothèque numérique européenne afin de rendre accessibles en ligne les collections des institutions culturelles de l’ensemble des États membres. Le lancement du prototype d’Europeana a lieu en novembre 2008, sous la présidence française. A travers cette initiative, l’Europe se dote d’un accès unique à son patrimoine culturel numérique. 

Dix après son lancement, Europeana Collections donne accès à plus de 58 millions d’objets numériques provenant de plus de 3500 institutions des 28 membres de l’Union Européenne et, au-delà, des États membres du Conseil de l’Europe. La diversité culturelle du continent est désormais visible en ligne.

L’histoire d’Europeana en quelques dates clés

Qu’est-ce qu’Europeana?

La communauté Europeana est plurielle et comprend de nombreuses instances, reflet d’expertises multiples.

Un réseau professionnel à l’échelle européenne
Au-delà d’une initiative culturelle unique, Europeana est également un réseau de professionnels qui partagent leur expertise et travaillent ensemble au sein de diverses instances, tel le Forum des agrégateurs. Ces groupes de travail ont, par exemple, contribué à énoncer des bonnes pratiques en matière de numérisation et de format d’échanges (Europeana Data Model). Les travaux sur la qualité des données et le web sémantique ou encore l’adoption du protocole IIIF, sont autant d’exemples illustrant cette dynamique.

 

Au-delà de l’enjeu culturel, Europeana joue ainsi un rôle majeur de normalisation à l’échelle européenne avec le développement d’un standard pour l’échange de données : le Europeana Data Model ou EDM. Cela contribue à stimuler les travaux de normalisation au sein d’un environnement technologique contrasté. Grâce à l’identification systématique des statuts de réutilisation des données, Europeana a mis en place une ambitieuse politique de dissémination et de réutilisation des contenus.

Europeana contribue également à la création ou à la reconstitution d’ensembles thématiques témoignant de l’histoire et de la culture de l’Europe avec des projets de numérisation tels qu’Europeana Regia (collections de manuscrits royaux européens), Europeana Collections 1914-1918 (patrimoine de la Grande Guerre), Europeana Newspapers (presse européenne), Europeana Sounds (patrimoine sonore européen). 

Comment la BnF contribue-t-elle à Europeana ?

Avec près de 4,8 millions d’objets numériques, la France est l’un des principaux contributeurs d’Europeana et est depuis toujours fortement impliquée dans le processus décisionnel à travers la BnF, acteur fondateur du projet. A ce titre, Bruno Racine, président de la BnF de 2007 à 2016, a présidé la Fondation Europeana de 2011 à 2016. Nombre d’acteurs français tels le Ministère de la Culture (collections.fr), l’Institut national de l’Audiovisuel ou encore la Cité de la Musique jouent aussi un rôle actif. Par ailleurs, la BnF soutient le développement d’Europeana à travers des projets européens de numérisation et d’agrégation, à commencer par les collections thématiques, ainsi que des projets de recherche et développement.

La BnF joue désormais un rôle actif au sein d’Europeana en tant qu’observateur au conseil d’administration de la Fondation, en tant que membre du conseil de l’Association et de par son rôle moteur (retours d’expérience, participation à des «task forces» comme pour le visualiseur IIIF…). La BnF héberge depuis 2015 un bureau technique de la Fondation Europeana et est un relais au niveau national (organisation de la conférence Europeana Tech 2015, traduction des bonnes pratiques Europeana en français…).

 
Avec Gallica, la BnF est aussi l’agrégateur de ses partenaires français au sein d’Europeana avec, à terme, l’agrégation de 40 bibliothèques numériques. A ce titre, elle est membre du Forum des Agrégateurs d’Europeana.

En contrepartie, Europeana permet à la BnF d’être au cœur de projets de recherche et d’innovation très ambitieux à l’échelle européenne. La coopération au sein de ce réseau offre à la BnF la possibilité de partager son expertise en matière de bibliothèque numérique et d’amplifier la valorisation de ses collections à l’international.

L’expertise de la BnF

La BnF participe à des projets européens depuis la fin des années 1980. Sa contribution à près de vingt d’entre eux lui a permis d’acquérir une expérience précieuse en matière de recherche de financements, de constitution de consortium, de montage et de gestion de projet. La BnF a à cœur de partager très largement ce savoir. Pour ce faire, elle a élaboré un guide visant à aider à la réalisation de projets européens.

Guide des projets européens

La BnF participe actuellement à la réalisation de plusieurs projets. Ces projets européens sont financés ou co-financés par l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon 2020 et du Mécanisme d’interconnexion pour l’Europe (MIE).

Projets européens

 
  • Calendrier : mai 2018 – avril 2021
  • Objectif : faciliter l’accès à la presse ancienne pour la période 1850-1950 sous forme numérique pour l’ensemble des publics : les chercheurs, les usagers des bibliothèques nationales européennes mais aussi le grand public. Après des travaux d’amélioration de la qualité des articles, d’enrichissement sémantique (au titre des entités nommées pour les noms de personnes, lieux, pays, etc.), d’apposition de l’opinion du rédacteur (positive ou négative), et de déduction par analyse des données en fonction des recherches des utilisateurs, le projet NewsEye aboutira à la création d’un assistant personnel de recherche. Cet outil multilingue sera disponible pour l’ensemble des disciplines en sciences humaines et sociales.
  • Pilote et partenaires : piloté par l’Université de La Rochelle / Laboratoire informatique image et interaction (L3i), le projet rassemble 8 partenaires originaires de France, d’Allemagne, de Finlande et d’Autriche.
  • Contribution BnF : la fourniture de contenus (pages OCR et OLR, vérité terrain et entités nommées produits dans le cadre d’Europeana Newspapers), le test d’un certain nombre des outils du projet et exploitation des résultats obtenus à l’issue du projet constituent la contribution de la BnF qui apporte également son soutien aux activités de promotion, notamment  l’organisation de la conférence finale.
 
  • Calendrier : janvier 2019 – décembre 2021
  • Objectif : réunir des historiens, des spécialistes de la littérature, des philosophes, des linguistes et des informaticiens pour développer la recherche sur la sociabilité anglaise puis britannique, et examiner la circulation de modèles de sociabilité en Europe et dans les empires coloniaux. Ces travaux de recherche permettront de constituer une Encyclopédie numérique de la sociabilité en Europe durant le «long XVIIIe siècle» (1650 – 1850).
  • Pilote et Partenaires : piloté par le Groupe d’Intérêt Scientifique «Sociabilités/Sociability» basé à Brest, le projet DIGITENS rassemble 11 partenaires originaires de France, Pologne, du Royaume-Uni et du Canada.
  • Contribution BnF : Hormis un soutien technique et scientifique au projet, la BnF accueillera également un atelier destiné aux étudiants et aux chercheurs en 2019 et organisera une journée nationale d’information en 2020.
 
  • Calendrier : septembre 2017 – février 2019
  • Objectifs : multiplier le nombre de collections accessibles via Europeana sur le thème de la construction de l’Europe des savoirs et faire découvrir aux utilisateurs l’évolution des pratiques de lecture et d’écriture et leur généralisation, du Moyen Âge à nos jours à travers deux collections thématiques (Manuscrits ; Périodiques), deux expositions virtuelles (la construction de l’Europe des savoirs ; la transition du livre manuscrit vers le livre imprimé), une série de billets de blog et des galeries d’images.
  • Pilote et partenaires : piloté par la Bibliothèque nationale de Slovénie, le projet rassemble 12 partenaires au sein de 6 groupes de travail.
  • Contribution BnF : numérisation d’une quarantaine de journaux et revues ; étude de la possibilité d’élargir la diffusion de la médiation de Gallica en la rendant interopérable et réutilisable par Europeana ainsi que par d’autres partenaires ; contribution aux collections thématiques, expositions virtuelles, billets de blog et galeries d’images.

Centres de compétences

Outre ces projets européens, la BnF siège dans des instances techniques telles que le Centre de compétence IMPACT pour la numérisation et l’Open Preservation Foundation dédié à la conservation pérenne du numérique.

Le Centre de compétence IMPACT (IMPACT CoC)

Fondé en 2012, le Centre de compétence IMPACT pour la numérisation a pour objet de mettre, à disposition de tous, des outils de numérisation de masse afin d’améliorer de manière significative l’accès aux textes historiques en Europe. Cela fait appel à la reconnaissance automatique des caractères, de la structure d’un document ou encore des entités nommées (de noms de personnalités ou de lieux). 

Près de 40 institutions sont membres du  centre de compétence IMPACT dont 8 membres premiums parmi lesquels figure la BnF :

  • La Fundación Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes et l’Universidad de Alicante (Espagne), en charge de la gestion et de l’hébergement du centre ;
  • La Bibliothèque nationale de France ;
  • La British Library (Royaume-Uni) ;
  • L’Instituut voor de Nederlandse Taal (Pays-Bas)
  • La Koninklijke Bibliotheek (Pays-Bas)
  • Poznań Supercomputing and Networking Center (Pologne)
  • L’Universidad de Guadalajara (Mexique), avec un rôle de relais en Amérique centrale et du Sud.

Outre sa participation au centre de compétence en tant que membre premium, la BnF met à sa disposition son expertise en matière d’OCR (Optical Character Recognition). 
Par ailleurs, la BnF répond aux questions qui lui sont adressées via le bureau d’assistance, peut accueillir des conférences organisées par le centre et participe à sa promotion tant auprès de son réseau francophone que d’Europeana.

Open Preservation Foundation (OPF)

Forte de 25 institutions membres, l’Open Preservation Foundation pour la conservation numérique pérenne a pour objet les savoir-faire et les technologies relatifs à la préservation à long-terme du patrimoine numérique. La BnF est membre de cette organisation.

Ressources

Guide des projets européens

FR - PDF - 222.56 Ko

Le guide de la BnF pour une aide à la réalisation de projets européens

Cadre de publication d'Europeana

FR - PDF - 5.96 Mo

Le cadre pour une aide à la publication des données sur Europeana

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