Terminé

Naissance d’un nouveau monde - La Roumanie au sortir de la Première Guerre mondiale

26 fév. 2020

Dans le prolongement des actions de commémoration de la Première Guerre mondiale, la BnF propose un cycle de conférences sur l'histoire de l'Europe centrale et orientale entre les deux guerres. Les historiens conviés y évoquent les grandes mutations et les nouveaux équilibres de la carte politique de l’Europe centrale et orientale entre les deux guerres, ainsi que ses conséquences, du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à notre époque contemporaine. Cette séance est consacrée à la Roumanie au sortir de la Première Guerre mondiale, triplex confinium d'empires passés.

Par Traian Sandu, Paris 3-Sorbonne Nouvelle, Centre interuniversitaire d’études hongroises.

La Roumanie, un (bien jeune) État nation travaillé par les fantômes des empires
Les États - (plus ou moins) nations issus des traités de 1919-1920 se sont bâtis sur les décombres d’empires dont ils auraient absorbé la légitimité politique en même temps que le territoire et la population. Leurs fantômes les hantent pourtant de multiples façons. Le prestige de dynasties multiséculaires laisse la place à un personnel bourgeois ou plébéien s’appuyant plus ou moins lourdement sur un peuple souvent enthousiaste, mais parfois bien volatile, encore en construction. La grande Roumanie se trouve au triplex confinium des trois empires orientaux dont elle a hérité : pour sortir par le haut de la fabrique laborieuse d’une identité nationale, la jeune génération se lance assez massivement dans l’aventure fusionnelle du nationalisme radical, entraîné par la vague euro-synchrone du fascisme. Mais plus largement, l’imaginaire impérial qui perdure travaille la roumanité de l’influence idéologique de Byzance, mais aussi culturelle et géopolitique de Rome. Le double sceau impérial se prolonge de prétentions émises à l’égard de cette latinité orientale des Aroumains, présents dans la péninsule balkanique et tremplin de l’horizon impérial de l’État (encore bien peu) national des Roumains.

 

Naissance d’un nouveau monde : l’Europe centrale et orientale. 1918-1939

Les traités de paix de 1918-1920 ont profondément bouleversé le visage de l’Europe centrale et orientale, acté la fin d’empires et de dynasties pluriséculaires et permis de répondre aux aspirations souvent anciennes d’un certain nombre de peuples. Pour autant, ces traités imposés aux puissances vaincues ont aussi créé un certain nombre de nouvelles tensions dans ces jeunes Etats et inauguré un cycle de relations complexes entre l’Europe de l’ouest et l’Europe de l’Est. Dans la continuité de l’exposition L’été 14. Les derniers jours de l’ancien monde, ce cycle de conférences aura pour objet de faire le point sur les grandes mutations et les nouveaux équilibres de la carte politique de l’Europe orientale après 1918, l’originalité de constructions ou de mouvements politiques apparus dans ces régions largement redessinées mais aussi les conséquences de certaines fractures dans l’histoire ultérieure de l’Europe orientale, du déclenchement de la seconde guerre mondiale jusqu’à notre époque contemporaine.

L’Europe dans les collections de la BnF

Les collections de la BnF sont particulièrement riches en témoignages historiques ou littéraires des évolutions profondes connues par les pays d’Europe de l’Est sur la période 1920-1940. La BnF peut aussi s’appuyer sur une tradition ancienne d’échanges culturels et bibliothéconomiques avec ces pays et un certain nombre de grandes bibliothèques nationales qui sont aujourd’hui un lieu de mémoire et de réflexion face à certains défis auxquels l’Europe de l’Est se trouve confrontée.

Podcast

Informations pratiques

tarifs et conditions d’accès
 

Entrée libre et gratuite

Date et Horaires

Mercredi 26 février 2020
18 h 30 – 20 h

Accès

François-Mitterrand - Salle 70
Quai François-Mauriac – Paris 13e
Entrée Est face à la rue Émile Durkheim

 

 

Illustration : Europe, carte politique - 1924, BnF

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