Participez à l'acquisition du fonds Offenbach

La BnF souhaite acquérir un fonds inédit du compositeur Jacques Offenbach (1819-1880). Classé œuvre d’intérêt patrimonial majeur, ce fonds est unique au monde. Les manuscrits musicaux autographes qu’il contient couvrent l’ensemble de la période d’activité d’Offenbach, depuis ses premières pièces pour orchestre (1833) et pour violoncelle (1835), jusqu’aux Contes d’Hoffmann (1880), chef-d’œuvre ultime de ce grand compositeur, le plus joué du XIXe siècle, et dont la popularité, près de 140 ans après sa mort, ne se dément pas.

 

Offenbach, maître incontesté de l’opérette

Portrait d’Offenbach, par Mayer et Pierson (1865) – BnF, département de la Musique

Jacques Offenbach naît à Cologne, en 1819, dans une famille de musiciens. Très jeune, il apprend le violon puis le violoncelle. En 1833, il quitte sa ville natale pour Paris accompagné de son père et de son frère. Admis au Conservatoire de musique de Paris, il n’y reste cependant pas longtemps car il s’y ennuie. Il entre comme simple musicien d’orchestre à l’Opéra-Comique avant de devenir chef d’orchestre à la Comédie Française en 1850.

En 1855, année de l’Exposition Universelle, Offenbach fonde son théâtre musical sous le nom de Bouffes Parisiens. C’est un petit théâtre situé sur les Champs-Elysées, complété l’hiver par une salle passage Choiseul. Il y développe un genre auquel il donnera ses lettres de noblesse : l’opérette.

 

C’est là qu’Orphée aux Enfers connait son premier triomphe en 1858. Rossini le surnomme « le petit Mozart des Champs-Elysées » ! L’empereur Napoléon III assiste personnellement au spectacle en avril 1860, et salue le talent d’Offenbach. Il fait donner la nationalité française sur ordre personnel au compositeur d’origine allemande, puis le décore l’année suivant de l’ordre de Chevalier de la Légion d’honneur. La musique de Galop infernal d’Orphée aux Enfers sera reprise et arrangée pour la création du célèbre French Cancan dix ans plus tard. La partition fait le tour du monde et consacre la gloire d’Offenbach.

La décennie suivant offre au compositeur une carrière rayonnante, il est joué sur les scènes de provinces et à l’international. Les succès se poursuivent, La Belle Hélène en 1864, Barbe-Bleue, La Vie parisienne en 1866,Robinson Crusoé en 1867 et Vert-Vert en 1869. Les opéras-bouffes d’Offenbach constituent un genre musical à part, mélange d’humour et de qualité musicale, d’airs populaires et d’ensemble orchestraux d’envergure. Ils sont drôles, dynamiques et décalés.

Affiche de la création de la deuxième version du spectacle en 1874, de Jules Chéret – BnF, département de la Musique

 

Le roi Carotte, manuscrit (1872) – BnF, département de la Musique
La guerre de 1870 contre la Prusse vient mettre un terme à cette période faste et insouciante. Offenbach qui a pourtant acquis la nationalité française connaît une disgrâce. Cependant, ces événements ne mettent pas un terme à sa carrière. En 1873, il prend la tête du nouveau théâtre de la Gaîté où il y développe un nouveau genre : l’opéra féérie. Les succès sont de nouveau au rendez-vous : Le Roi Carotte, Le Voyage dans la lune

 

 

Les Contes d’Hoffmann, ultime opéra d’Offenbach

Les derniers mois d’Offenbach sont consacré à la partition de son opéra en quatre actes, Les Contes d’Hoffmann, chef-d’œuvre du romantisme français.
Mais sa santé se détériore et il décède le 5 octobre 1880 à Paris, quatre mois avant la création triomphale de son ultime ouvrage à l’Opéra-Comique en février 1881.
La BnF conserve dans ses collections le quatrième acte des Contes d’Hoffman. Les trois premiers actes font partie du fonds que la Bibliothèque souhaite acquérir, permettant ainsi la réunion de l’ensemble des partitions.
Les trois premiers actes sont une découverte majeure et conservent les annotations personnelles d’Offenbach ayant servi pour les représentations en avant-première organisées à son domicile.
Les Contes d’Hoffmann, partition manuscrite – BnF
Cette œuvre, la dernière du célèbre compositeur, nous éblouit une nouvelle fois par son savoir. Il demeure ainsi le maître incontesté de l’opérette dont il est le créateur.

Un fonds unique au monde

Au décès de l’épouse d’Offenbach, Herminie, en 1887, les archives du compositeur sont partagées entre les quatre filles du couple. Tous les sous-ensembles résultant de ce partage ont été en grande partie dispersés, à l’exception du fonds que le BnF souhaite acquérir et qui a été conservé dans son intégrité.

 

Les Contes d’Hoffmann, partitions manuscrites – BnF

 

Ce fonds est composé en majorité de partitions manuscrites, de livrets manuscrits pour la plupart annotés, de documents iconographiques, de documents d’archives et de papiers personnels. Il livre ainsi les manuscrits autographes de grands chefs-d’œuvre (La Grande-duchesse de Gérolstein, Les Contes d’Hoffmann…) et révèle des pans entiers de la production musicale d’Offenbach. Par la présence d’archives théâtrales inédites du théâtre de la Gaîté et du théâtre des Bouffes Parisiens, berceau de l’opérette, propulsé de facto par Offenbach au rang de quatrième scène théâtrale, il permet de donner un nouvel éclairage sur des années cruciales pour le théâtre lyrique au XIXe siècle révélant un peu plus sur les conditions sociales et économiques de son développement.

Lorgnons de Jacques Offenbach – BnF

Près de 140 ans après sa mort, Offenbach conserve une popularité qui ne se dément pas grâce à quelques œuvres lyriques qui sont régulièrement programmées sur les plus grandes scènes du monde. Toutefois, la majeure partie de son œuvre, lyrique et instrumentale, reste à découvrir. Cette méconnaissance provient du fait qu’Offenbach fut peu soucieux d’organiser ses partitions laissant à d’autres le soin d’éditer ses ouvrages.

 

En faisant l’acquisition de ce fonds, la BnF conserverait la collection la plus importante au monde sur Offenbach, ces archives complétant les collections déjà présentes au sein du département de la Musique. Elle garantirait ainsi l’accès à une part significative des sources sur l’œuvre du compositeur et favoriserait l’ouverture de nouvelles perspectives pour la recherche et la promotion de l’œuvre d’Offenbach.

Comment faire un don ?

La BnF espère réunir 200 000 € auprès des donateurs pour contribuer à l’acquisition du fonds Offenbach dont le montant est fixé à 1,69 M €. Faites un don avant le 31 décembre 2022 pour faire entrer cet ensemble exceptionnel dans les collections nationales. Chaque don compte. Merci !

En faisant un don à la BnF, vous bénéficiez d’une réduction fiscale de 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable.

Pour plus d’informations, contactez-nous au 01 53 79 46 60 ou offenbach@bnf.fr

 

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Orphée - Dessins de costumes de Stop pour Orphée aux enfers – BnF

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