Manuscrits médiévaux

Écrites principalement en latin, en français et en grec, les collections médiévales du département des Manuscrits sont parmi les plus importantes au monde. Par leur ampleur, leur diversité et leur encyclopédisme, elles témoignent du développement de la civilisation occidentale dans tous les domaines de la connaissance (théologie, patristique, liturgie, philosophie, droit, histoire, géographie, littérature, poésie et arts libéraux). Elles comprennent des manuscrits de textes, des manuscrits enluminés mais aussi de nombreux documents d’archives.

 

Présentation des collections

La Bibliothèque nationale de France est l’héritière de la Bibliothèque des rois de France. La tradition fait remonter sa naissance aux riches collections de manuscrits que Charles V (roi de 1364 à 1380)  avait réunies dans son donjon du château du Louvre. Cet ensemble, transmis à son fils Charles VI puis au duc de Bedford, fut dispersé à la mort de ce dernier. Ce n’est en réalité qu’à partir de Louis XI (roi de 1461 à 1483) que les collections de livres de la monarchie furent transmises sans discontinuer. 


L’installation des livres royaux au château de Blois par Louis XII, vers 1501, puis le transfert de ceux-ci au château de Fontainebleau par François Ier et la fusion avec la collection personnelle du souverain, en 1544, sont les véritables dates de fondation de la Bibliothèque royale.

Cet ensemble de plus de 2500 livres, pour beaucoup manuscrits, en français, en latin, en italien ou en espagnol, sont encore conservés à la Bibliothèque nationale de France. S’y trouvent les manuscrits commandés par les souverains ou qui leur ont été offerts, des héritages familiaux (manuscrits de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, manuscrits de la famille d’Orléans), des saisies (manuscrits des Bourbons) ou les manuscrits rapportés de Naples et de Milan lors des Guerres d’Italie. A cela s’ajoute une riche collection savante de près de 600 manuscrits grecs.

Les collections médiévales ne cessèrent par la suite de s’étoffer, par des acquisitions diverses aux XVIIe et XVIIIe siècles (manuscrits grecs de Catherine de Médicis sous Henri IV ; manuscrits de la famille Hurault sous Louis XIII ; manuscrits de Saint-Martial de Limoges ou de Notre-Dame de Paris sous Louis XV).
 

Les saisies révolutionnaires apportèrent nombre de manuscrits médiévaux, notamment par le transfert des bibliothèques de Saint-Germain-des-Prés, de Saint-Victor ou de la Sorbonne. Des manuscrits en provenance des palais de la monarchie vinrent également enrichir les collections.


Aux XIXe et XXe siècles, les collections ont continué de s’accroître par le biais d’acquisitions ou de dons. Encore aujourd’hui, le service des manuscrits médiévaux achète régulièrement des manuscrits médiévaux, certains au titre de leur classement « trésor national ».

Ressources en ligne

  • Archives et manuscrits    catalogue en ligne des ressources d’archives et de manuscrits de la BnF
  • Gallica  bibliothèque numérique de la BnF
  • Mandragore base des manuscrits enluminés de la BnF
  • Manuscripta : carnet de recherche sur les manuscrits médiévaux conservés à la BnF

 

En vidéo "Le Siège de Rhodes"

Le Siège de Rhodes de Guillaume Caoursin et la lettre de Soliman le Magnifique à François Ier Coproduction Connaissance des Arts / Institut national du patrimoine en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France. Durée : 9 min 05 s

En vidéo "Les Échecs amoureux moralisés "

Les Échecs amoureux moralisés d’Evrard de Conty Coproduction Connaissance des Arts / Institut national du patrimoine en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France. Durée : 3 min 39 s

En vidéo "Le lectionnaire de Cluny"

Le lectionnaire de Cluny Coproduction Connaissance des Arts / Institut national du patrimoine en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France. Durée : 5 min 04 s