Le théâtre-baleine de Villerville

En 1893, la station normande de Villerville n’est encore, selon une expression en usage à l’époque, qu’un « petit trou tranquille » où les familles aiment venir se reposer à la belle saison, loin des grandes stations touristiques. L’arrivée cette année-là du chanteur lyrique Simon Max (1847-1923) à la tête du casino pour l’ouverture de la saison des bains marque le début d’une période de rayonnement artistique pour la commune. 
C’est dans ce contexte que se situe l’épisode du théâtre-baleine, véritable salle de spectacle aménagée dans le corps d’une baleine échouée sur la plage de Cricqueboeuf en octobre 1893. Cette création, entièrement due à l’inventivité de Simon Max, constitue la principale attraction de la saison 1894, d’abord à Villerville, puis à Trouville, où la baleine ne tarde pas à être déplacée face à l’afflux des visiteurs. Elle poursuit son étonnante aventure au Casino de Paris, où elle est finalement détruite par un incendie dans la nuit du 25 au 26 février 1895. 
Les archives données au département des Arts du spectacle par la famille du comédien Maxime-Fabert, directeur du Théâtre de la Comédie-Wagram entre 1946 et 1962 et allié par sa femme à la famille de Simon Max, contiennent quelques précieux témoignages sur le casino de Villerville et son théâtre-baleine. On y trouve en particulier des photographies, recueils de presse, programmes, dessins et affiches, ainsi que les manuscrits et tapuscrits d’œuvres de Simon Max créées ou jouées à Villerville.
 

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