Ressources numériques – La fabrique de la création littéraire

Pourquoi un écrivain écrit-il et quelles sont les conditions de l’écriture, différentes pour chacun ? Comment un sujet de livre naît-il ? Quelle est la part de l’inspiration et celle du travail au quotidien ? Quel rapport tel écrivain entretient-il avec ses lecteurs et avec les critiques ? Ces questions et bien d’autres tissent la trame des master classes littéraires que la BnF organise en partenariat avec France Culture et le CNL : des entretiens avec de grandes figures de la littérature contemporaine vous font entrer au cœur de la fabrique de la création littéraire.

 

 

Pour approcher d’encore plus près l’atelier de l’écrivain, l’exposition virtuelle Brouillons d’écrivains éclaire le travail de l’écriture à partir des manuscrits d’auteurs comme Pascal, Chateaubriand ou Jean-Paul Sartre, tous conservés dans les collections de la BnF.

Enfin, deux focus sur les manuscrits d’œuvres de Flaubert et de Victor Hugo vous proposent quelques pistes d’approfondissement.

Vidéos – En lisant, en écrivant – Master classes littéraires

Pourquoi et comment écrivez-vous ? Un cycle de master classes littéraires réalisé en coproduction par le Centre national du Livre, France Culture et la BnF est l’occasion de poser à de grandes figures de la littérature contemporaine les questions essentielles que se posent leurs lecteurs.
 

Exposition virtuelle Brouillons d’écrivains

Approcher les mystères de l’invention littéraire, donner à voir le travail de l’écriture est l’ambition de cette exposition qui fait revivre des dizaines d’auteurs à travers la magie de leurs manuscrits. De ceux de Charles d’Orléans à ceux de Georges Perec en passant par Pascal, Chateaubriand, Flaubert ou Proust, les manuscrits extraits des collections de la BnF donnent matière à une réflexion sur la création. Une première partie, historique, retrace l’émergence du manuscrit d’auteur ; une deuxième partie, intimiste, invite à pénétrer dans l’ « atelier » de quelques grands auteurs ; la « fabrique du texte », enfin, ménage des gros plans sur la préparation de l’œuvre chez Zola ou la correction des épreuves chez Balzac.

Voir l’exposition Brouillons d’écrivains

Gustave Flaubert

« Ma pauvre vie si plate et tranquille, où les phrases sont des aventures… » ; cette phrase de Flaubert, extraite de sa correspondance, dit bien l’enjeu crucial de l’écriture dans la vie de celui qui se définissait comme « l’homme - plume ».
Spectaculaires, ses manuscrits portent la trace d’un travail acharné, d’une lutte obstinée à la recherche de l’expression juste. Les pages noircies, raturées sont un lieu de lutte, à la quête de la perfection, dans un mélange de plaisir et de grande souffrance.

    Les manuscrits de Flaubert sont aujourd’hui numérisés et en ligne sur Gallica.

    Victor Hugo

    Victor Hugo a 29 ans et il est déjà un écrivain reconnu lorsque son éditeur lui propose d’écrire un roman historique « à la mode de Walter Scott ». Ce sera Notre Dame de Paris, qu’il écrit en six mois. Avec sa publication en 1831, Victor Hugo inaugure un genre romanesque plein de « caprice, d’énormité et de fantaisie ». En dépit d’une critique mitigée, l’ouvrage devient immédiatement célèbre et sa popularité ne s’est pas démentie de nos jours.

    Tôt dans sa carrière, Hugo a pris soin de conserver les manuscrits de ses œuvres pour les léguer à la postérité. Dans son testament, il lègue à la Bibliothèque nationale l’ensemble de ses manuscrits. Les biffures, les corrections entre les lignes, les larges marges couvertes d’ajouts témoignent des tâtonnements de l’écrivain et de sa puissance créatrice.