Patricia, Québec City, Québec -  - Paul Ickovic

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En transit : photographies de Paul Ickovic

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Galerie des donateurs

Patricia, Québec City, Québec - - Paul Ickovic

Photographe d’origine tchécoslovaque, actif depuis 1964, Paul Ickovic s’inscrit dans la riche lignée de photographes de rue du XXe siècle. À l’occasion d’un don récent, la BnF consacre une première exposition française à cet artiste aussi sensible que cosmopolite. 

L’exposition présente un choix représentatif de scènes de rue et portraits improvisés, pris par Paul Ickovic depuis les années 1960, avec près de quarante épreuves exécutées pour l’occasion par le tireur américain David Haas. Elle met également en lumière, au travers d’archives, le lien étroit que le photographe a tissé avec ses contemporains – Henri Cartier-Bresson, Bruce Davidson, Louis Faurer, Josef Koudelka… – ainsi que la place privilégiée tenue par le livre dans la formation du regard comme dans le parcours du photographe.

Admirateur de Brassaï et de Robert Frank, disciple de Louis Faurer, complice de Josef Koudelka, éditeur et passeur des œuvres de Walker Evans, Lotte Jacobi, Bruce Davidson et Henri Cartier-Bresson, Paul Ickovic s’est volontiers dissimulé dans l’ombre de ces praticiens qu’il admire, mettant en avant leurs talents et en page leurs images. Toutefois, son propre travail de photographe, débuté en 1964, gagne à être davantage connu et reconnu.

La pratique de l’instantané de rue

Inspiré dans son approche par ses mentors et par ses pairs, Paul Ickovic pratique l’instantané de rue un peu partout dans le monde depuis l’âge de vingt ans. Sa photographie présente d’évidents traits communs avec ces autres univers qu’il a contribué à faire connaître et dont il se réclame : la place dévolue aux lieux publics, théâtre privilégié de la comédie sociale ; l’attention au quotidien des gens ordinaires ; le pouvoir narratif et la force poétique de saynètes isolées ou agencées en livres ; l’arpentage des villes en quête d’images – de bonnes chaussures sont, selon lui, le meilleur équipement du street photographer ; la pratique du « tir photographique », la recherche de l’« instant décisif » théorisé par Cartier-Bresson et le sens de la composition immédiate qu’il suppose…
Teintés d’une ironie aigre-douce, les instantanés de Paul Ickovic captent sans jugement ni surplomb les incongruités et les travers humains, au détour d’un geste ou d’un regard oblique ; ils saisissent les micro-épisodes de la comédie humaine, ses jeux de séduction et de pouvoir, particulièrement entre hommes et femmes. Distinguant parmi la foule des figures isolées, pensives et comme abstraites de la course du monde, Ickovic les portraiture avec justesse et compassion. Amateur des films de Fellini, le photographe en tire un goût pour cette mélancolie clownesque qui sourd derrière les masques et les travestissements de ses modèles de carnaval.

 

Boy and parm, Prague, Czechoslovakia - Paul Ickovic

Un photographe voyageur

Avec une série inaugurale réalisée dans les hôpitaux d’Inde et du Népal, la vision de Paul Ickovic est marquée par le voyage. Du fait d’une enfance passée entre Tchécoslovaquie, Colombie, Canada, États-Unis, et d’un premier métier de pilote d’avion, le voyage constitue sa manière d’être au monde : toujours « en transit » – pour citer le titre de l’un de ses premiers photo books, paru en 1977. Cependant, plutôt que ce qui différencie les humains d’un pays à l’autre, Ickovic recherche ce qui les lie entre eux et ce qui le lie à eux. En cela, il s’affirme comme appartenant à cette « grande famille de l’Homme » tant promue par la veine photographique humaniste dont il est l’un des représentants contemporains.

Commissariat

Dominique Versavel, département des Estampes et de la photographie, BnF

Informations pratiques

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tarifs et conditions d’accès
 

Entrée libre et gratuite

Horaires

Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi :
10 h - 19 h

Dimanche :
13 h - 18 h

Fermé le lundi et les jours fériés.

Accès

François-Mitterrand – Galerie des donateurs
Quai François-Mauriac – 75013 Paris