Henri Cartier-Bresson – Simiane-la-Rotonde, France, 1969, épreuve gélatino-argentique de 1973 -  - © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Prochainement

Henri Cartier-Bresson

Le Grand Jeu

Until
Henri Cartier-Bresson – Simiane-la-Rotonde, France, 1969, épreuve gélatino-argentique de 1973 - - © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

La BnF dévoile au public français Henri Cartier-Bresson. Le Grand Jeu, un projet inédit autour de la Master Collection du photographe. L’exposition est le fruit d’une collaboration exceptionnelle entre la Bibliothèque nationale de France et Pinault Collection, avec le concours de la Fondation Henri Cartier-Bresson

Dans le cadre de la réouverture des expositions, gratuité exceptionnelle, sur réservation obligatoire, les 19, 20 et 21 mai 2021.

Ensemble créé en 1973 par l’artiste lui-même à la demande de ses amis et collectionneurs Dominique et John de Ménil, la Master Collection réunit « les 385 meilleures photographies de Cartier-Bresson dans les tirages les meilleurs possibles ». Tirée en six exemplaires répartis à travers le monde, elle offre un panorama exceptionnel de l’œuvre universelle et intime de « l’œil du siècle » et revêt une importance tant historique qu’artistique.

L’exposition Henri Cartier-Bresson. Le Grand Jeu soumet la Master Collection aux regards de cinq commissaires invités, qui ont en commun d’avoir un lien fort à la photographie : François Pinault, collectionneur, la photographe Annie Leibovitz, l’écrivain Javier Cercas, le réalisateur Wim Wenders et Sylvie Aubenas, conservatrice du patrimoine à la BnF. Pas de monographie, ni de thématique, d’aire géographique ou de chronologie dans cet accrochage, mais la confrontation de cinq points de vue sur le travail de « l’œil du siècle », révélée au long d’une déambulation architecturale unique.

L’exposition en détails

Comme l’explique Matthieu Humery, commissaire général de l’exposition :

Le Grand Jeu : ce titre, qui n’est pas sans rappeler le hasard cher aux surréalistes, fait d’abord référence à ce choix de l’artiste. Polysémique, le terme peut aussi évoquer le divertissement ou le loisir. Enfin, cette notion peut renvoyer à l’ensemble de règles à laquelle il est nécessaire de se soumettre, « se conformer au jeu ». Mais « jeu » est aussi et surtout l’homonyme de « je ».

Les règles de ce jeu sont simples : les cinq co-commissaires ont dû sélectionner individuellement une cinquantaine d’images de l’artiste. La sélection a été circonscrite à celle elle-même faite par Cartier-Bresson pour la Master Collection. Aucun commissaire ne connaissait le choix des autres. La scénographie, l’encadrement, la couleur des cimaises, tous ces éléments de l’exposition ont été laissés à la discrétion totale de chacun. Ainsi, chaque espace est une exposition en tant que telle et indépendante des autres. Les cinq commissaires livrent, en toute liberté, leur histoire, leur sentiment et la place que ces images ont pu prendre au sein de leur travail et de leur vie. Chacun de ces accrochages transporte dans un champ particulier de l’univers du photographe et de son commissaire le temps d’une exposition.

Henri Cartier-Bresson – Bruxelles, Belgique, 1932, épreuve gélatino-argentique de 1973 © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Les premiers contacts d’Henri Cartier-Bresson avec la Bibliothèque nationale de France remontent aux années 1950. Jean Adhémar, alors directeur du cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, s’était attaché à développer les fonds photographiques de l’institution. Il avait ainsi été amené à nouer d’amicales relations avec de nombreux photographes, entre autres Brassaï et Man Ray dont il avait acquis de belles épreuves. Une petite exposition avait été organisée en 1959 à la BN à partir d’un reportage d’Henri Cartier-Bresson sur les Américains. À cette occasion, l’artiste avait offert à l’institution plusieurs panneaux extraits de ses différentes expositions. Mais l’acquisition la plus considérable a eu lieu en 1976 avec l’entrée dans les collections de l’un des rares exemplaires de la Master Collection. En 2003, pour la rétrospective De qui s’agit-il ? présentée sur le site François-Mitterrand de la BnF, cet ensemble déjà très important a été complété par la cession de tirages modernes présents dans l’exposition. La BnF conserve ainsi aujourd’hui l’une des plus importantes collections de photographies d’Henri Cartier-Bresson.

Henri Cartier-Bresson Bougival, France, 1956, épreuve gélatino-argentique de 1973 - © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos
Henri Cartier-Bresson Livourne, Italie, 1933, épreuve gélatino-argentique de 1973 - © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

La collection que François Pinault réunit depuis plus de 40 ans constitue aujourd’hui un ensemble de plus de 10 000 œuvres, représentant tout particulièrement l’art des années 1960 à nos jours. La photographie occupe, depuis 2006, une large place au sein de la collection Pinault. De Berenice Abbott à Cindy Sherman, d’Irving Penn à LaToya Ruby Frazier, en passant par Roni Horn ou Boris Mikhaïlov, les accrochages successifs témoignent de la constitution de corpus de référence et de leur ouverture à une grande diversité de générations, d’origines et de pratiques. Privilégiant les grands ensembles, la collection a fait l’acquisition, en 2014, de l’une des six éditions de la Master Collection d’Henri Cartier-Bresson, qui considérait cet ensemble comme l’un plus significatifs de son œuvre.

Commissaire général

Matthieu Humery, spécialiste de la photographie, conseiller pour la photographie auprès de Pinault Collection

Commissaires

Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie de la BnF
Javier Cercas, écrivain
Annie Leibovitz, photographe
François Pinault, collectionneur
Wim Wenders, réalisateur

Conseillère scientifique du projet d’exposition

Agnès Sire, directrice artistique de la Fondation Henri Cartier-Bresson

 

Henri Cartier-Bresson. Le Grand Jeu est une co-organisation de la Bibliothèque nationale de France et du Palazzo Grassi - Punta della Dogana/Pinault Collection, en collaboration avec la Fondation Henri Cartier-Bresson.

En partenariat avec Arte, Le Monde, Connaissance des arts, Le Point et France Inter

Infos pratiques

Pictogramme vigipirate

En raison du plan Vigipirate, seule l’entrée Est du site est accessible.

Horaires

Pictogramme horaires

Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi :
10 h - 19 h

Dimanche :
13 h - 18 h

Fermé le lundi et les jours fériés. Fermeture des caisses une heure avant la fermeture de l’exposition.

Accès

Pictogramme acces

Bibliothèque François-Mitterrand – Galerie 2
Quai François Mauriac,
75706 Paris Cedex 13

 

Tarifs

Tarif plein :
9 €
Tarif plein - billet couplé 2 expositions :
11 €
Tarif réduit - billet couplé 2 expositions :
9 €
Gratuit avec :
Gratuit avec :