Ressources numériques – Femmes de lettres et artistes

La très grande majorité des femmes artistes, qu’elles soient, auteures, peintres, photographes ou musiciennes ont subi les mêmes processus d’invisibilisation, ou en tout cas de minoration de leur rôle et de leur place dans l’histoire des arts. Nous vous proposons de retrouver quelques traces de leurs créations.

Femmes de lettres

Alors qu’aujourd’hui la majorité des lecteurs sont des lectrices, les femmes de lettres d’hier sont souvent oubliées, celles d’aujourd’hui sont moins éditées et reçoivent moins de prix littéraires que les hommes de lettres.
Si quelques noms d’auteures, de Madame du Châtelet à Colette sont parvenus jusqu’à nous, les écrivaines et femmes de lettres restent néanmoins les grandes oubliées de l’histoire de la littérature. Aujourd’hui encore, leurs œuvres sont moins rééditées et moins présentes dans les programmes scolaires que celles de leurs homologues masculins.

 

Dans Gallica, quelques auteures du passé

Pour commencer, un panorama des femmes de lettres en France

En vidéo

Dans le cadre d’une série intitulée « Pionnières ! », cette vidéo raconte la vie  et l’œuvre d’Olympe de Gouges, auteure de la Déclaration des Droits de la femme.

Pour aller plus loin

Sur le blog de Gallica, une série de billets sur les pionnières : artistes, journalistes, scientifiques, aventurières, politiques, aviatrices, sportives

Dans Retronews, le site de presse de la BnF, un article de Pierre Ancery, « Les “bas bleus” au XIXe siècle » revient sur la mysogynie de la presse envers les femmes de lettres.

Quelques auteures du présent

Des master classes littéraires organisées par la BnF, France culture et le CNL mettent en lumière, au cours d’entretiens avec de grandes figures de la littérature contemporaine, les conditions de l’écriture, la genèse des œuvres et ce qui fait une vie d’écrivaine.

Amélie Nothomb a publié en 1992 Hygiène de l’assassin, unanimement salué par la critique et le public. En vingt ans de carrière, elle a notamment été récompensée par le Grand Prix du Roman de l’Académie française 1999, le Grand Prix Jean Giono pour l’ensemble de son œuvre et le Prix de Flore 2007.

Écrivaine et éditrice, Geneviève Brisac a reçu le prix Femina en 1996 pour Week-end de chasse à la mère.

Professeur, écrivain, poétesse, auteur dramatique, philosophe, et grande figure du féminisme, Hélène Cixous a publié une soixantaine de fictions et essais. Son essai Le Rire de la Méduse est considéré comme une œuvre déterminante du féminisme moderne.

Maylis de Kerangal, éditrice, romancière et nouvelliste est l’auteure de Naissance d’un pont (2010, prix Médicis), Tangente vers l’est (2012, prix Landernau) et Réparer les vivants, (2014, prix Roman des étudiants– France Culture – Télérama).

Camille Laurens est romancière, auteure de Philippe (1995), Dans ces bras-là (2000), Celle que vous croyez (2016).

Marie-Aude Murail est écrivaine spécialisée dans la littérature romanesque jeunesse, auteure notamment de Baby sitter blues, Le Hollandais sans peine, Dinky rouge sang et Oh, boy !

Chantal Thomas est philosophe, spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle, essayiste, auteur dramatique et romancière. Elle est l’auteur de nombreux essais, notamment sur le marquis de Sade et sur Giacomo Casanova. Son roman Les Adieux à la Reine (Seuil 2002), traduit en une vingtaine de langues a obtenu le prix Femina 2002.

Marie Darrieussecq, écrivain et psychanalyste, a publié 18 livres aux éditions P.O.L. Il faut beaucoup aimer les hommes a reçu le Prix Médicis en 2013. En 2019 est sorti La mer à l’envers, roman qui interroge le sort des migrants.

Pour aller plus loin : sur le blog Gallica

  • L’application Un texte une femme propose chaque jour, un texte qui parle de femmes, écrit par une femme, connue ou méconnue
  • Le projet « Le Deuxième texte » a pour objectif de mettre en valeur les femmes de lettres dans le patrimoine francophone

Consulter le blog du projet « le deuxième texte »

Voir aussi la page du département Littérature et arts sur les femmes de lettres

Femmes artistes

Si les femmes ont certes joué un rôle dans les arts depuis les temps les plus anciens jusqu’à la période contemporaine, elles ont le plus souvent été assignées à la place de muse, de modèle voire de collectionneuse.

Un billet du blog de Gallica intitulé « La femme artiste n’existe pas » éclaire la place ou plutôt le peu de place des femmes dans la pratique artistique au XVIIe siècle.

Quelques noms ont pourtant percé l’épais mur du silence qui a longtemps étouffé les productions artistiques de femmes.

 

Retrouvez dans Gallica

Une artiste majeure de l’impressionnisme

Berthe Morisot (1841-1895) est reconnue comme l’une des fondatrices de l’impressionnisme. Très proche d’Édouard Manet dont elle fut le modèle et l’amie, elle se distingue par sa prédilection pour l’art du portrait, le thème de l’enfance et de la maternité.

Une pionnière de la photographie

Julia Margaret Cameron (1815-1879) découvre la photographie à 48 ans et se passionne pour la pratique de cet art. Elle crée un style, reconnaissable notamment dans ses portraits très contrastés et ténébreux.

Une compositrice

Hélène de Montgeroult (1764-1835), pianiste interprète et improvisatrice, exerce d’abord son talent dans les salons, celui de Madame de Staël en particulier, où elle suscite l’admiration. La légende raconte que, durant la Terreur, s’étant retrouvée sur une liste de « traîtres » à la République, elle improvise sur le thème de La Marseillaise devant le Comité de salut public et sauve ainsi sa tête sous les applaudissements… En 1795 elle est nommée professeur au tout récent Conservatoire de Paris, devenant ainsi la première femme à enseigner la musique devant une classe exclusivement masculine ! Elle compose beaucoup et rédigera durant de longues années son Cours complet et pratique du pianoforte, qui sera publié en 1810.

 

Voir aussi la page du département Littérature et arts sur les femmes artistes