Femmes de lettres

Alors qu’aujourd’hui la majorité des lecteurs sont des lectrices, les femmes de lettres d’hier sont souvent oubliées, celles d’aujourd’hui sont moins éditées et reçoivent moins de prix littéraires que les hommes de lettres.
 
Les écrivaines des siècles passés, moins rééditées, sont également moins présentes dans les programmes scolaires que leurs homologues masculins. Souvent décrites dans les dictionnaires comme la muse, la femme, la fille ou l’héritière d’un écrivain, certaines sont passées à la postérité sous un pseudonyme masculin qu’elles avaient dû prendre pour se faire accepter, d’autres ont été « plumées » ou plagiées, escamotées dans le grand silence des oubliés de l’histoire littéraire.
Éditeurs et critiques cantonnent encore parfois les écrivaines dans certains genres, de la littérature pour la jeunesse à l’autofiction, ou dans une écriture dite « féminine ». L’Académie française, qui leur avait jadis retiré ce privilège, vient de leur concéder le droit à la féminisation de leurs noms de métiers.
Une relecture de l’histoire littéraire mettant davantage en lumière ces femmes de lettres de toutes époques et de tous pays est aujourd’hui indispensable, pour inviter à découvrir ou relire et à étudier plus largement leurs écrits.
Concernant les autrices contemporaines voir la page :

Le cycle Autrices oubliées de l’histoire littéraire

Physiologie du Bas-Bleu - Frédéric Soulié – Vignettes de Jules Vernier
En 2021, un cycle de conférences et de lectures a mis en lumière des autrices oubliées de l’histoire littéraire, de l’époque classique au XXe siècle. Une occasion de découvrir quatre femmes de lettres dont la production littéraire, pourtant très riche, demeure méconnue du grand public.
Les conférences du cycle sont disponibles en ligne :

Dans Gallica

Les femmes de lettres des siècles passés sont bien entendu également très présentes dans les collections de littératures française, francophones et du monde entier.
Les Essentiels de la littérature vous présentent les femmes du XVIIIe siècle.
Grâce aux conseils et aux billets du blog Gallica, vous pouvez lire en ligne Christine de PizanLouise LabéMarguerite de Navarre, la comtesse de Ségur, Madame de La FayetteMadame de Staël, Louise Colet , George Sand ou Colette ou d’autres écrivaines moins connues, comme Julie de Lespinasse ou les romancières populaires un peu oubliées aujourd’hui Marie-Louise Gagneur, Clémence Robert ou Daniel Lesueur alias Jeanne Loiseau ; ou encore ces femmes de lettres sans corps du Panthéon Nadar.

 

Ou encore les femmes critiques d’art : Caroline Wuiet et Amélie Julie Candeille.

Fières de lettres

 
Dans une chronique intitulée « Fières de lettres », le quotidien Libération, en partenariat avec la BnF, met chaque mois en lumière une œuvre d’écrivaine disponible dans Gallica, et à télécharger gratuitement.
L’ensemble de la série est à retrouver dans le blog Gallica, et bien sûr également sur le site de Libération.

Vidéos et livres lus

Jeune femme lisant près d’un étang - BnF
 
On peut trouver des films et des livres lus écrits par des femmes à écouter sur les postes audiovisuels dans toutes les salles de la Bibliothèque tous publics.
De nombreuses conférences sur des femmes de lettres sont également disponibles en vidéo dans Gallica :
Des vidéos de conférences passées, par exemple celle sur Simone de Beauvoir par Elisabeth Badinter (28 février 2001) sont aussi disponibles sur ce site.

Des études critiques

Andrea Del Lungo et Brigitte Louichon (dir.). La littérature en bas-bleus. Classiques Garnier, 2010-2017. 3 tomes : I. Romancières sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815-1848) ; II. Romancières en France de 1848 à 1870 ; III. Romancières en France de 1870 à 1914
Disponible via les Classiques Garnier numériques.
Diane Desrosiers-Bonin (dir.). L’écriture des femmes à la renaissance française, Littératures, 1988, 18. Disponible en ligne
Brigitte Heymann et Lieselotte Steinbrügge (dir.). Genre-Sexe-Roman : de Scudéry à Cixous. Peter Lang, 1995
Audrey Laserre (dir.). Y a-t-il une histoire littéraire des femmes ? Fabula LHT, 7, avril 2010
Sophie Maret (dir.) Féminin/Masculin. Littératures et cultures anglo-saxonnes, Presses universitaires de Rennes, 1999. Disponible en ligne
Gisèle Mathieu-Castellani. La quenouille et la lyre. J. Corti, 1998
Natacha Michel, Martine de Rougemont. Le rameau subtil : prosatrices françaises entre 1364 et 1954. Hatier, 1993
Nathalie Morello et Catherine Rodgers (dir). Nouvelles écrivaines : nouvelles voix ? Rodopi, 2002
Christine Planté. La Petite soeur de Balzac : essai sur la femme auteur. Éd. du Seuil, 1989
Martine Reid. Des femmes en littérature. Belin, 2010
Martine Reid (dir.). Les femmes dans la critique et l’histoire littéraire. Champion, 2011
… et beaucoup d’autres titres.

Des articles en ligne

Christine Planté, « La place des femmes dans l’histoire littéraire : annexe ou point de départ d’une relecture critique ? », Revue d’histoire littéraire de la France, n° 3, juillet-septembre 2003, p. 655-668.
Monique de Saint-Martin, « Les “femmes écrivains” et le champ littéraire », Actes de la recherche en sciences sociales, 1990, vol. 83, n° 1, p. 52-56.

Dictionnaire universel des créatrices

Éditions des femmes-Antoinette Fouque
Des créatrices de tous les continents, de toutes les époques et dans tous les domaines de l’activité humaine sont recensées dans le Dictionnaire universel des créatrices, qui est désormais disponible en accès illimité, sur place et à distance, dans les ressources électroniques de la BnF.
Le dictionnaire universel des créatrices. Sous la direction de Béatrice Didier, Antoinette Fouque, Mireille Calle-Gruber ; lettrines dessinées par Sonia Rykiel. Des femmes, 2013. 3 tomes, est égalment disponible en version imprimée en libre-accès.
Voir aussi le site : https://www.dictionnaire-creatrices.com/

Et quelques sites pour aller plus loin

Voir aussi