Louis Pasteur dans son laboratoire -  - Edelfelt
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Demain, la vie : la science peut-elle nous donner des raisons d'espérer ?

18 h 30 - 20 h

Petit auditorium

Louis Pasteur dans son laboratoire - - Edelfelt

Le cycle « Débats au cœur de la science », dont la première saison est intitulée Demain, la vie ?, invite plusieurs scientifiques à apporter leur éclairage sur un thème qui agite la communauté scientifique ou, plus largement, la société. Ce dernier rendez-vous de la saison se propose d’interroger la capacité de la science à répondre aux grands défis auxquels l’humanité est confrontée sur les plans climatique, écologique, énergétique et alimentaire.

Avec Nadia Maïzi, directrice du Centre de mathématiques appliquées de Mines ParisTech, Benoit Labbouz, ingénieur de recherche à AgroParisTech, Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences (CNRS) et, sous réserve, Edgar Morin, sociologue et philosophe

Réchauffement climatique, déclin de la biodiversité, appauvrissement des ressources naturelles, émergence de nouveaux pathogènes… les désordres qu’entraîne l’impact des activités humaines sur la biosphère sont multiples. De plus en plus nombreux sont les scientifiques qui alertent l’opinion publique et les décideurs politiques quant à l’ampleur et l’accélération de cette crise écologique globale. Les réponses à apporter sont pour une bonne part de nature politique mais que peut-on espérer du côté de la science elle-même ? L’état des connaissances actuelles et les moyens mis à disposition de la recherche peuvent-ils nous incliner à un certain optimisme ? Suffit-il d’avoir confiance dans le génie inventif de l’humanité et la puissance de la technologie ? La prospective, cette discipline qui s’efforce d’élaborer des scénarios pour le futur, nous permet-elle d’y voir plus clair et de définir les stratégies à mettre en place pour préserver ou rétablir les grands équilibres écosystémiques ? En un mot, la science peut-elle nous donner des raisons d’espérer ?

Nadia Maïzi

Nadia Maïzi est professeure à MINES ParisTech où elle dirige le Centre de mathématiques appliquées. Elle est également titulaire de la Chaire ParisTech « Modélisation prospective au service du développement durable » qu’elle a co-fondée en 2008 avec Jean-Charles Hourcade (Ecole des Ponts) et qui a pour ambition de développer des outils de modélisation prospective sur les enjeux du développement durable afin de faciliter la prise de décision dans les domaines de l’énergie, du climat et du développement industriel. Elle a également contribué, comme auteure principale, au 6e rapport du GIEC.

Elle a notamment publié, aux Presses de l’Ecole des Mines, Carbone et Prospective (2009), Eau et Energie : des destins croisés (2010) et Smart grids : au-delà du concept, comment rendre les réseaux plus intelligents (2012).

Benoît Labbouz

Benoît Labbouz, docteur en sciences de l’environnement, est ingénieur de recherche à AgroParisTech. Il s’intéresse aux liens entre environnement et agriculture. Il a soutenu une thèse autour de la question : « Comment nourrir toute la planète sans abîmer l’environnement ? ». Ses recherches actuelles se situent à la croisée des études de prospective (« future studies ») et des sciences de gestion de l’environnement. Elles visent à analyser et améliorer l’impact de la prospective sur les stratégies mises en place par les acteurs de l’environnement.

Jean-Baptiste Fressoz

Jean-Baptiste Fressoz est historien des sciences et des techniques, chercheur au CNRS (Centre Alexandre Koyré de l’EHESS). Ses travaux portent sur l’histoire environnementale, les savoirs climatiques et la notion d’anthropocène. Il rédige une chronique régulière dans le journal Le Monde.
Il est l’auteur ou le co-auteur de plusieurs ouvrages dont L’apocalypse joyeuse. Une histoire du risque technologique (Seuil, 2012), L’Événement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous (Seuil, 2013) et Les Révoltes du ciel. Une histoire du changement climatique XVe-XXe siècles (Seuil, 2020).

Edgar Morin

Edgar Morin, philosophe et sociologue français de renommée internationale et intellectuel engagé, né en 1921, a élaboré le concept de « pensée complexe » qu’il a développé dans son œuvre majeure, La Méthode (six tomes publiés entre 1977 et 2004) : une pensée transdisciplinaire et systémique qui, au lieu de découper et cloisonner, s’efforce de relier l’objet au sujet et à son environnement, seul moyen d’affronter la complexité du réel.

Dans Le Paradigme perdu (1973), Edgar Morin présente nature et culture comme indissociables l’une de l’autre, chacune produisant l’autre dans une boucle récursive permanente. Dans son livre Terre-Patrie, écrit en 1993 il en appelle  à une « prise de conscience de la communauté du destin terrestre ». Il prône un humanisme qui, loin d’être porteur « de l’orgueilleuse volonté de dominer l’Univers », devient celui « de la solidarité entre humains, laquelle implique une relation ombilicale avec la nature et le cosmos. »
Il a publié en 2020 Changeons de voie : Les leçons du coronavirus, avec la collaboration de Sabah Abouessalam (Denoël) et L’entrée dans l’ère écologique (L’Aube).

 

En partenariat avec France Média Monde

 

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Informations pratiques

tarifs et conditions d’accès

Entrée gratuite – Réservation recommandée via l’application Affluences ou sur affluences.com
Il est recommandé de se présenter en avance (jusqu’à 20 minutes avant la manifestation)

Date et Horaires

Jeudi 24 juin 2021
18 h 30 – 20 h

Accès

François-Mitterrand - Petit auditorium
Quai François-Mauriac – Paris 13e
Entrée Est face à la rue Émile Durkheim

 

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